stresse anxieté

STRESS ET EMOTION.

 

 

Le stress.

 

                Stress ou syndrome général d’adaptation.

 

La notion contemporaine de stress s’est développée à partir des travaux de SELYE (1936), physiologiste qui travaillait sur les glandes endocrines en utilisant des agents physiques agresseurs (thermiques ou infectieux). Il y a des liaisons spécifiques et des syndromes non spécifiques dominés par l’activité du cortex surrénal.

 

Il y a 3 phases dans cette activité :

- la réaction d’alarme : mobilisation d’urgence, l’organisme entre en alarme

- phase d’adaptation et de résistance : l’organisme lutte contre l’agresseur

- phase d’épuisement ou décompensation : l’organisme est envahit par les agents tresseurs

=> c’est le syndrome général d’adaptation. Il résulte de la confrontation à des situations menaçantes.

 

En 1947, Selye utilise le mot « stress » comme agent provoquant cette réaction.

En 1950, Selye inverse le sens de ce mot pour devenir la cause de la réaction. L’agent est alors appelé stressor.

 

 

            Base biologique du stress.

 

Stimulation nerveuse qui déclenche la sécrétion d’hormones dans l’axe sympathique dans la réaction du stress à court terme, elle est à l’origine de la réaction à court terme (c’est un axe hormonal).

Un deuxième axe (corticothrope), plus lent que l’axe sympathique, prend environ 15 minutes. L’activation de l’axe corticothrope est à l’origine de la réponse à long terme.

 

 

Axe corticothrope

L’hypothalamus commande à l’hypophyse la sécrétion de corticophine (hormone) qui va se déverser dans la circulation sanguine et déclenche la sécrétion d’autres hormones au niveau des glandes corticosurrénales. Ce sont les corticostéroïdes. Elles  libèrent de l’énergie à partir des muscles et des os.

 

Le stress à haut niveau a des effets similaires à ceux du dopage (on le voit dans les analyses sanguines par exemple). Ainsi le stress peut être dangereux à terme.

 

 

            Le stress, une maladie? 

 

Le stress est un phénomène qui semble envahir notre vie (maladie du siècle).

La notion de stress est assez vague.

On confond stress et anxiété.

On met en avant le ressenti et non la cause.

 

Dans le langage commun, il est utilisé pour décrire un mal être psychologique quelque fois associé à des troubles physiques, le tout expliqué par une surcharge d’évènements que la personne n’arrive pas à surmonter.

 

Actuellement on définit le stress comme un ensemble des réactions physiologique, psychologique, émotionnelle, comportementale, cognitive et motrice.

Ces réactions sont produites par un individu face à une situation qui dépasse momentanément ou définitivement la capacité qu’a l’individu à gérer cette  situation.

 

Dans cette définition il y a 2 types de stress :

- le bon stress où l’individu arrive à émettre une réaction permettant une adaptation raisonnable. La réaction à la situation est efficace, positive à l’individu.

- le stress pathologique caractérisé par un désordre physiologique et psychologique qui marque un trouble de l’adaptation. La réponse est inefficace, désorganisée et insuffisante.

 

Quelques sources : la compétition, les responsabilités, le manque de temps, l’incertitude, la menace, la pression au travail…

 

 

            Les manifestations du stress. 

 

L’incidence du stress chez le sportif

 

Livre de Thomas et collaborateurs (1987)

Ils distinguent 4 types de réponse :

- physique

- affective

- cognitive

- comportementale

 

 

                        Plan cognitif    

Il influence les mécanismes intentionnels (partager et maintenir l’attention). Les mécanismes de traitement de l’information sont altérés.

Le stress va provoquer un rétrécissement du champ attentionnel. Le nombre d’élément pris en compte dans le situation diminue avec le stress. Le champ visuel est aussi diminué. C’est le phénomène de Tuning.

Dans un premier temps, il aboutit à des bénéfices pour l’individu car il facilite le traitement perceptif (moins d’éléments à traiter, les éléments pertinents sont traités plus rapidement.

Dans un deuxième temps, à long terme, ce phénomène apporte des dommages dans les situations à risque. À cause du rétrécissement attentionnel, les informations importantes peuvent être laissées de côté entraînant une mauvaise performance.

 

Les capacités mnésiques (=mémoire) vont être également altérées lors d’un haut niveau de stress comme l’altération de la mémoire de travail par exemple.

La mémoire a une capacité limitée qui garde pendant quelques secondes une information pour effectuer une opération ou une action.

Notion d’empan : capacité de la mémoire de travail à conserver une information. L’empan est associé au chiffre magique 7. L’empan = 7 (+/- 2) car on peut garder plus ou moins 7 informations.

Lors du stress, cette mémoire va être altérée à cause de nombreuses pensées parasites qui limitent les ressources de la mémoire de travail.

Des stratégies réduisant la charge en mémoire de travail peuvent être mis en place par le système cognitif. Ces stratégies peuvent avoir un effet bénéfique pour l’individu.

Tendance à la sur généralisation qui peut amener des erreurs.

Perturbation des capacités d’organisation spatiale, c’est-à-dire organiser une action par rapport à un objet. Par exemple, problèmes de coordination.

 

 

                        Plan comportemental.

Troubles de coordination motrice, mauvais timing, inadéquation de la réponse comportementale.

Ex : hausse de l’impulsivité, l’apathie.

Ce qui entraîne de fortes variations des performances.

 

 

                        Plan affectif / relationnel.

L’individu va être exalté, expansif, va dormir peu ou au contraire il est triste, asthénique avec des troubles de l’humeur.

Ce syndrome apparaît généralement très brutalement (lié à une fragilité affective).

Le stress fragilise lui-même l’affectivité, l’individu entre dans une spirale

Agressivité, refus des consignes de l’entraîneur, opposition, passivité, fuite sociale possible pendant une compétition, persécution.

 

 

                        Plan physique.

Les manifestations physiques du stress sont les plus visibles, on ne peut pas les cacher.

- troubles fonctionnels respiratoires et cardiaques

- troubles psychosomatiques (absence de cause organique)

- hypochondrie

- inquiétudes anormales manifestations d’angoisse qui vont jusqu’à l’accident corporel (accidents neuro tendineux, accidents musculaires)

Il faut prendre ça en compte car on attribue ces accidents à l’entraînement trop intensif en général (et pas au stress).

- troubles digestifs, vertiges.

 

En conclusion, le stress ne doit pas être pris à la légère, il peut envahir brutalement et à long terme la sphère affective, le comportement, la fonction affective, le physique et les fonctions cognitives, créant un véritable handicap pour l’individu dans sa vie quotidienne.

 

 

 

L’anxiété.

 

On la confond souvent avec le stress. L’anxiété est différente, elle est plus proche de la peur.

On confond aussi souvent émotion et anxiété. L’anxiété se distingue car elle se manifeste avant une action / situation alors que l’émotion est une réponse à une situation.

 

L’anxiété est une appréhension confuse proche de la peur mais différente car elle est rarement déclenchée par un objet précis.

L’anxiété est généralement indépendante du caractère objectif du danger ou de la difficulté à l’affronter. Tout comme l’émotion, elle est due à l’interprétation de sa capacité à y faire face. L’anxiété est fortement dépendante de la perspective de la réussite ou de l’échec pour l’individu. 2 facteurs vont l’influencer :

- la perception de l’incertitude du résultat, probabilité subjective de succès, chances de réussir. Elle est déterminée par la comparaison des exigences de la tache et la capacité de réponse de l’individu.

- perception de l’importance du résultat. Quels sont les enjeux contextuels (récompense et salaire) et les enjeux personnels.

 

L’anxiété est une réponse complexe mêlant somatique et cognitif. Elle présente de nombreux points communs avec le stress sur le plan psychologique et physiologique.

 

COURBE

L’incertitude est représentée par une courbe : il augmente jusqu’à un maximum qui correspond a la probabilité de la réussite et de l‘échec.

L’incertitude diminue avec la probabilité de succès.

 

Résumé : l’anxiété est une réponse complexe mêlant somatique et cognitif admettant de nombreux point commun.

 

On retrouve les réactions somatiques comme le stress : difficulté d’endormissement, réveil nocturne, douleur et tension musculaire, palpitation, vertige, tachycardie.

Les conséquences sont moins graves par rapport au stress maladie.

 

 

Aspects psychologiques et cognitifs.

 

Sujet nerveux agité irritables, sensibles aux bruits, difficultés de concentration, préoccupation somatique. L’anxiété semble particulièrement sensible au représentation de soi-même, de la difficulté et des enjeux.

sur le plan psychologique : 2 anxiétés :

- anxiété état : un état passager qui peut survenir temporairement chez tout individu avec des réactions émotionnels inhabituels sous l’effet d’une situation ou d’un évènement présentant une certaine gravité. Il peut être rapproché au stress aigu. Ces manifestations durent en générale moins longtemps que celle du stress.

- anxiété trait : caractéristique constante, un trait de personnalité qui peut se manifester de façon durable. Ex : avoir peur en présence de stimuli.

La tension augmente et on fait super attention à l’environnement : hyper vigilance. Des incidences mnésiques ( mémoires ). Les individus anxieux retiennent plus les indices négatifs et menaçant que évènement neutre ou positif. État d’alerte constant. Une sur généralisation ( interprétation des évènements non menaçant comme étant menaçant.

Le vestibule est situé derrière l’oreille. L’anxiété va jouer dessus et les hommes anxieuses vont avoir du mal à garder leur équilibre.

 Indépendance des dimensions somatiques et cognitifs : l’absence de fit back augmenterait l’anxiété congiaire.

cognitif = psychologique

somatique = physique ( corps )

A l’approche d’une compétition, l’anxiété cognitif augmente de manière précoce et reste élevé y compris pendant la compétition. En revanche, l’anxiété somatique se produit qu’à l »arrivée sur le lieu de la compétition. De même le résultat de la compétition ne va affecter que l’anxiété cognitif qui diminue avec la victoire et va augmenter avec la défaite.

 

GRAPHIQUE anxiété et performance

 

L’anxiété somatique est lié à la performance par une relation en U inversé.

La relation entre lé 2 est définie par les modèle Yerk et Okson.

Quand elle est modérée elle accentue les performances.

Oxendine à moduler ce modèle, il développe 3 conclusions :

_ un niveau d’activation supérieur à la moyenne et préférable à un niveau normal, subnormal. Il vaut mieux être un peu anxieux

_ un haut niveau d’activation est essentiel pour les activités globales sollicitant rapidité, endurance et force.

_ un haut niveau d’activation et défavorable aux activités  nécessitant des mouvements musculaires fins, de la concentration et de l’équilibre.

Il faut alors savoir gérer son anxiété.

Dans les activité globales et rapides, ceux qui sont le plus performant sont ceux qui possèdent une anxiété élevé. C’est l’inverse pour les activités de précisions.

 

Il existe 5 phases organisées autour d’une approche de compétition :

 _ La période d’incubation qui débute quelque mois ou quelque semaine avant la compétition  pendant que l’athlète s’entraîne et améliore sa forme. Certaine difficulté physique et psychique peuvent survenir et passe souvent inaperçu en l’absence de suivi.

_ la semaine ou la 15zaine avant la compétition. La tension monte entraîne une possible manifestation somatique. ( entorse, claquage, .. )

_ juste avant la compétition avec dominance du traque et des manifestations neurovégétatives.

_ la compétition elle-même où le sujet peur craquer car débordé par la compétition.

_ la phase d’après compétition si le stress était important, les manifestations psychologiques peuvent persister ( importante fatigue, syndrome dépressif )

 

Conclusion : il faut savoir appréhender les signes d’une anxiété et entraîner son organisme à atteindre le niveau optimal d’activation. 

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