SOCIO MARX

LES FONDATEURS

 

 

 

Karl Marx (1818-1883) + Friedrich Engels (1820-1895)

E Durkheim (1858-1917)

Max Weber (1864-1920)

Marx :

1848 Le Manifeste du PC

1850 Les luttes de Classes en France

1852 Le 18 Brumaire

1867 Le Capital (tome 1)

 

 

Philosophe, économiste, historien, il se refuse sociologue, il n’aime pas Comte et se dit réfractaire au positivisme. Marx ne sépare pas connaissance et action, logo-savoir et praxis-action. Ce n’est pas un chercheur pur, il est au service du prolétariat. Après ses études il s’est engagé dans le journalisme puis dans le combat politique. Issu d’une famille aisée, père avocat juif et converti au protestantisme, jeunesse heureuse, il est doué à l’école, son père nourri de grandes ambitions. Il se tourne vers le journalisme et vers La Gazette Rhénane (journal allemand), vision gauchiste, devient le rédacteur en chef, mais la publication est interdite en 1843 par la censure. Il s’exile en France de 1843 à 18145. Il fréquente des cercles gauchistes français, avec un des grands théoriciens du socialisme français. Il va aussi rencontrer son grand ami, Engels, qui restera proche de lui toute sa vie. Réflexion sur l’économie française libérale, donc héritage d’économie, et de pensée politique.

Engels est fils d’industriel, plutôt aisé aussi.

Expulsé de France, et va en Belgique, puis à Londres où il travaillera et lira des livres d’économie pour être anti-économiste libéral. C’est à Londres qu’il écrit Le Capital, le tome 2 et 3 resterons inachevés et Engels les finira et les publiera posthumes. Dans Le Manifeste, il livre sa doctrine politique, son œuvre de militant. Dans ses ouvrages de 50 et 52, il fait un travail d’historien et décrit la société française, longues descriptions in vivo, basées sur le présent (comme Thucydide et Hérodote). Il livre une analyse très précise.

En 1847 ils (Engels et lui) créent la ligue des communistes, et il rédige Le Manifeste à la demande de ce parti. Ils ne se sont jamais considérés comme des hommes de parti (Engels et lui).

La théorie de Marx va être transformée en marxisme « ce qu’il y a de certain, c’est que moi je ne suis pas marxiste » je ne suis pas comme ces communistes.

Il y a Marx l’homme, il y a le marxisme qui est la doctrine politique, et la théorie marxienne.

Il analyse la société, et la transformation de cette société, il nomme sa théorie matérialiste historique.

 

 

 

Le matérialisme historique :

 

C’est l’idée que la société évolue selon un principe linéaire « la société évolue en fonction des moyens de production dont elle dispose ». A chaque époque correspond un mode de production (mp).  Vision évolutionniste de l’histoire.

 

 

 

MP =  Epoque originelle (pas de production)

            Société antique le mp c’est l’esclavage

            Société féodal, le moyen-âge, mp = le servage

            Société capitaliste/bourgeoise, basée sur le salariat

Les trois dernières époques reposent sur l’exploitation de l’homme par l’homme. La société bourgeoise est celle dans laquelle il vit.

Deux étapes Socialisme et le Communisme. Le socialisme est une période de transition, le prolétariat prend le pouvoir et installe sa dictature, ils vont libérés les travailleurs et on obtiendra la société sans classe communiste.

Il lie les transitions à des crises, sociales où les opprimés se rebellent, où il y a des moments de progrès techniques.

Progrès techniques sont responsables de changements et de crises sociales.

Marx insiste pour dire qu’il n’y a pas de retour en arrière possible à cause du principe linéaire.

 

Définition du MP.   Topique Marxienne

Il se défini par deux éléments : superstructure et infrastructure (le corps et la tête).

L’infrastructure est la base de la société, elle détermine la superstructure. C’est l’économie alors que la superstructure est sociale.

L’infrastructure se divise en deux éléments : les forces productives FP qui sont les outils, les machines de production et aussi les hommes qui se servent de ces outils. L’autre élément est les rapports de production RP c’est ce qui va déterminer notre position dans la société. Donc soit on possède soit on est dépossédé. Les FP et RP sont en constante opposition, car les RP sont stables et les FP sont un élément dynamique (les outils évoluent).

La superstructure, c’est l’ensemble des idées de droit, de sciences, de morale, la religion, la famille, l’état… qui justifient le système. La superstructure est déterminée par l’infra mais a aussi un retour dessus Ce n’est pas la conscience qui détermine la vie mais la vie détermine la conscience. La superstructure n’est pas le simple reflet mécanique de l’infrastructure. Les sciences participent à faire évoluer l’infrastructure, la médecine aussi. RP = capital ou travail

Action et rétroaction / infra et super  La superstructure consolide l’infrastructure, c’est un mouvement dialectique.

Le RP va déterminer les classes, mais ce n’est pas le seul critère.

Théorie de la valeur, il différencie deux systèmes économiques, la circulation simple, vendre pour acheter d’autres trucs. Et investir dans quelque chose et revendre plus cher, réaliser une plus-value. Les capitalistes réalisent une plus-value sur le travailleur, en lui donnant un salaire, il travaille plus qu’il est nécessaire de travailler pour lui-même. Le capitaliste paie sont travailleur uniquement pour qu’il puisse vivre afin de travailler.

Les capitalistes entre eux sont en concurrence, le prolétariat est de plus en plus important, le nombre d’ouvriers augmente, le prolétariat est dominant et renverse donc la situation.

 

Le rôle de l’ARE est d’assurer la force de l’Etat.

Marx reconnait lui-même de ne pas avoir inventé le terme de classes sociales. Mais il dit que les classes sociales sont toujours liées à un système de production donné. Le critère (de la classe sociale) est la propriété ou non de moyens de production.  Il y a aussi le rapport entre les dominants et les dominés, c’est dans la lutte de domination que les classes se constituent.

Chaque classe se définit l’une par rapport à l’autre, même sans faire le lien entre elles. Ce rapport de conflit donne à la société sa dynamique, la société n’est pas équilibrée, elle est stable grâce aux conflits et non grâce à la cohésion. La société forme un système dans lequel la relation entre les éléments est plus importante que les éléments eux-mêmes (allégorie : ce n’est pas les perles qui font le collier mais le fil). Le prolétariat se défini par les rapports qu’il entretient avec les bourgeois. Soit j’exploite soit je suis exploité. Et réalisation du plus-value grâce aux ouvriers, je suis exploité quand je suis prolétaire, car le fruit de mon travail appartient aux capitalistes.

Il ajoute le critère de la conscience de classe, être conscient de faire parti d’un groupe et des intérêts que j’ai. Les bourgeois sont conscients de leur position, conscient qu’ils exploitent et conscient de leur classe. Les ouvriers sont soumis et ne se rendent pas comptent qu’ils sont soumis. Seul un bourgeois pouvait écrire « Le Manifeste ».

Marx trahi en dénonçant ce système, puisque c’est un bourgeois.

Le groupe paysan n’est pas une classe sociale pour Marx parce qu’ils ne prennent pas conscience de leurs intérêts, ils sont aussi trop éloignés les uns des autres, loin de la ville, loin des intérêts des autres classes, donc pas de relation et pas de conscience de classe. Il compare le groupe paysan à un sac de pommes de terre.

Il faut soit rallier le prolétariat ou la bourgeoisie, les opprimés contre les oppresseurs = uniquement deux classes. Donc il faut pour les autres classes se rallier à une des deux.

Marx est plus fort pour décrire que pour théoriser, c’est donc plus un sociologue.

Il différencie 7 groupes à l’intérieur des classes :

1- l’aristocratie financière qui comprend les grands entrepreneurs, c’est ceux qui feront la richesse du second empire. Action de financer

2- la bourgeoisie industrielle qui n’est pas focalisée sur Paris, elle est aussi provinciale, ceux qui ont assuré le développement des usines, entreprises, manufactures, textile dans les petites villes du pays. Action d’entreprendre.

3- les grands propriétaires fonciers, ceux qui possèdent l’immobilier (ou les terres), ils vivent de la rente que leur procure leurs propriétés. Rente (ils ne travaillent pas, et n’exploitent pas).

Ces 3 groupes font partis de la bourgeoisie

4- la « boutique », ils vivent de la vente de ce qu’ils vendent, cette boutique a une fausse conscience de classe, elle se croit bourgeoise met ne l’est pas. C’est la classe moyenne.

5- Prolétariat, ouvriers, travailleurs. Ils vivent de leur salaire, de leur force de travail, ils ne peuvent pas s’élever, car les capitalistes leur laissent juste de quoi travailler. Salariat.

6- sous-prolétariat, marginaux, exilés, ils vivent « des déchets de la société », ils vivent sur le bord de la société, petit trafic, vol, bohème. Marginaux

7- Paysans, ce n’est pas une classe sociale, car pas de conscience, ils vivent de la terre. La terre.

Marx méprise la classe moyenne.

Les rentiers vivent de leur petit pécule, mais la rente s’amenuise au fur et à mesure, donc ils finiront par rallier le prolétariat.

Il fragmente en deux la classe moyenne. Alors que ce n’est pas ce qu’il c’est passé en vrai. Simmel insiste plus sur le rôle fondamental de la classe moyenne, et anticipe sont développement. Il dit que c’est une classe autonome, qui ne se fragmentera pas, les membres vont prendre conscience de leur rôle, leur société, leur position. En même temps en Allemagne se développe les professions adéquates pour la classe moyenne, il y a les institutions de la protection sociale. Alors que la force du modèle de Marx est la lutte entre deux camps aux intérêts antagonistes (par rapport). Or la dynamique de cette lutte est cassée par ce troisième groupe, organisation en triade. Il y a des jeux d’alliance, la classe moyenne va s’allier avec le prolétariat en fonction de ces intérêts. Cette critique porte surtout sur le volet le plus Marxiste, sur le volet de Marx, et pas Marxien.

 

 

Plus Marx applique sa théorie, plus il devient mauvais. Il est meilleur sociologue que théoricien. Il doit observer et non théoriser.

 

 

Faiblesses de l’analyse de Marx

Il est incapable de comprendre la classe moyenne, et de saisir la paysannerie. Il a surtout observé le monde paysan anglais, et ils travaillent sur des terres qui ne leur appartiennent pas et d’autres paysans sur des terres qui leurs appartiennent.

Les paysans français jouissaient d’un droit d’usage, et de propriétés. Les paysans avaient conscience de leurs intérêts et revendiquaient une lutte (de droit sur les terres).

Marx est devenu trop marxiste.

 

 

 

Les classes sociales dans le monde du sport

Les joueurs sont plus payés que les entraineurs, problèmes de plus-value. Le chemin exploités et exploitant n’est pas le même que Marx. Le sport comme idéologie dominante. Le sport sert à détourner la conscience, c’est un instrument au service des puissants pour aliéner les ouvriers. « Je paye 11 abrutis pour en calmer 500 », « du pain et des jeux et le peuple sera content » Juvénal. Le sport sert à occuper les prolétaires afin qu’ils ne pensent pas à se révolter. Vassor fait un travail sur l’exploitation des footballeurs africain, « foot à fric », Il y a aussi Jean-Marie Brohm qui est un sociologue tourné vers le sport.

Le CIO a accepté les JO à Berlin en 1936, le sport a servi dans l’histoire de moyen de résistance (foot espagnol, Barcelone province rebelle, les femmes aussi pratiquent le foot pour ne pas être opprimées). Le sport est totalitaire par définition, le sport est ce que les sociétés en font. La sociologie du sport s’inspire toujours de sociologie générale, mais l’adapte.

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