socio general

SOCIOLOGIE GENERALE.

-      Pourquoi faire de la sociologie en STAPS ?

-      Qu’est-ce que la sociologie ?

On étudie la sociologie en STAPS car le sport n’est pas uniquement une dépense énergétique mais c’est aussi une culture (=partage de valeurs, de normes, de conditions matérielles, de relations sociales…).

En sport, on s’inscrit dans un cadre déjà établi, c’est-à-dire que l’on se soumet à des règlements, des entraineurs…

Faire de la sociologie en STAPS permet d’envisager le corps dans sa dimension socioculturelle. La sociologie permet d’étudier les comportements d’un individu. Elle se penche sur le rapport que nous entretenons avec notre propre corps. Il y a par exemple diverses techniques du corps selon les cultures.

Etudier la sociologie aujourd’hui est utile pour demain étant donné que cela nous permettra peut-être d’adapter différentes méthodes pour améliorer les résultats d’une équipe ou d’aider un sportif à se surpasser.

 

La sociologie étudie la naissance des groupes sociaux, leur organisation, les types de relations qu’entretiennent ces groupes entre eux et leurs influences sur les comportements individuels.

La sociologie est là pour nous faire prendre conscience de notre formatage. La société est une création naturelle : « l’Homme est le loup de l’Homme » (Hobbes)

Comment la société est-elle possible ?                              >   C’est parce que l’Homme a une forme d’autodiscipline.

« L’Homme est un animal politique » selon Aristote, c’est-à-dire que l’Homme ne peut vivre qu’avec l’Homme.

Comment la société est-elle possible ?                              >   Par l’inculcation de normes.

Comment la société fonctionne ?

 

Quelles sont les méthodes sociologiques ?

Quelles sont les grandes questions de la sociologie ?

 

 

La méthode se définit en quatre temps :

-          enquêter, recueillir des données

-          expliquer

-          comprendre

-          dévoiler

 

Pour l’enquête, on a plusieurs possibilités:

  • Démarche quantitative: domaine de l’extensif
    • statistiques : interrogation d’un grand nombre de personnes sur un fait précis. Le temps d’enquête est assez cours pour chaque personne. On fait des comparaisons des réponses des personnes: on procède par LECTURE DIFFERENTIELLE.
    • expliquer ce que les gens font par ce qu’ils sont.
    • Démarche qualitative: elle est intensive
      • on étudie dans le temps sur peu de personnes. C’est une observation participante parce que l’expérimentateur procède par empathie, il se met à la place des autres. On regroupe les motivations. Ensuite, on catégorise par des typologies des motivations qu’on a enregistrées. On contextualise ces motivations.

 

Ces deux démarches sont complémentaires.

 

                - on dévoile à partir du constat et de l’explication qu’on en a fait. Le but est que nous puissions prendre conscience des conditions à partir desquelles nous opérons nos choix. Certains auteurs vont plus loin car ils dévoilent la mécanique de la domination sociale, c’est-à-dire de la domination d’une classe sociale sur une autre. C’est une remise en question de cette domination.

 

 

 

Les grandes interrogations des sociologues

  • question du lien social

                Comment la société est-elle possible ?

                Comment tient-elle ?

                Comment assure-t-elle sa pérennité ?

                Question du vivre ensemble (on le peut par l’intégration des normes. Or, nous n’avons pas toujours partagé ces normes)

 

La socialisation désigne les processus par lesquels les individus s’approprient en les intériorisant de façon inconsciente les modes de pensée et d’agir de notre environnement social. La socialisation est donc à la fois apprentissage, inculcation et conditionnement car c’est la société qui nous inculque ça mais l’individu participe aussi puisqu’il agit dessus. C’est par ce processus que les individus deviennent membres d’une société donnée. Ce formatage s’actualise en fonction des contextes auxquels nous sommes confrontés. Ce n’est pas un processus figé. La socialisation est un processus continu.

 

 

  • question de l’organisation de la société, de la cité au sens politique du terme.

                Question de la société idéale

                Question de l’organisation des hiérarchies des groupes sociaux de cette société

                Question de la division du travail, de la répartition des tâches, du rôle du groupe social

                Qui détient le pouvoir ?

                Qui domine ? Qui est soumis ? S’il y a domination bien évidemment.

 

  • question de l’action

                Pourquoi les individus agissent tel qu’ils agissent ?

                Pourquoi en fonction de certains contextes, les individus agissent comme ils agissent ?

> Les actions des individus sont le produit de leur éducation, de leur culture, de leur position qu’ils occupent dans la société, de leur milieu social = démarche explicative

> Les actions des individus sont le produit du contexte (macroscopique) = démarche compréhensive

> Les actions des individus résultent des résonnements rationnels. L’individu fait des choix. Il jouit d’une certaine liberté relative à l’intérieur du système dont il est le produit. Il ne peut donc jamais réaliser de façon optimale ses choix, il opère ses choix sans être sûr du résultats car il est en concurrence avec d’autres individus qui font eux aussi des choix. La contrainte est liée au jeu entre les acteurs. Les actions des individus doivent tendre vers des adaptations à la contrainte des autres individus.

On retrouve des concordances entre les méthodes et ces trois façons de comprendre les individus.

Les effets pervers empêchent les individus rationnels d’atteindre les buts qu’ils s’étaient fixés. Ils sont donc de prendre une autre route.

La société est donc le produit des interactions entre les individus.

 

  • Question du changement social

La société est le produit de son histoire. Certains auteurs pensent que cette histoire suit un processus linéaire. Idée que la société se civilise de plus en plus avec civilisation des mœurs. Idée qu’on soit de plus en plus allergique à la violence au point que la sécurité devienne un argument politique.

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