psyco motivation

La motivation

 

Elle se manifeste de manière très variée.

Les causes de son déclenchement sont très variées.

Une même cause peut amener une motivation différente.

 

1.    Introduction

Définition de la motivation

C’est ce qui pousse un individu à agir ds une direction donnée ac une intensité donnée.

C’est ce qui pousse un individu à maintenir son action.

Ensemble des mécanismes psychologiques qui déclenchent l’orientation du comportement, attirance vers un but ou même un évitement d’un but.

Intensité de la mobilisation énergétique.

Détermine la pertinence du comportement ds le tps.

Volonté, détermination…

 

2.   Motivation : instinct ou apprentissage ?

 C’est un instinct ou un comportement à déclenchement inné. Il faudrait autant d’instinct que de besoins humains.

Comportement sexuel = attirance vers différentes personnes et pas les même pour tous.

 

a.    Mécanismes de déclenchement inné pur

Que chez les animaux, ms chez les animaux les plus primitifs.

 

Exemples :

* Chez la guêpe solitaire.

Quand cette guêpe met un œuf ds un nid et que l’homme perce ce nid pour faire tomber l’œuf. La guêpe ira le rechercher et le remettra ds le nid autant de fois qu’il tombera, cela jusqu’à épuisement. On constate alors une non-adaptation du comportement.

 

* Chez le goéland argenté.

Ce goéland mange des épinoches (petits poissons). La maman goéland a une tâche rouge sur son bec, et quand le bébé tape dessus cela provoque chez la maman une régurgitation  permettant au bébé de se nourrir.

Si on sépare le bébé de la maman, et que l’on donne au bébé un bâton ac un tâche rouge, le bébé aura l’instinct de taper sur cette tâche pr pouvoir ce nourrir. De même, on remarque que si un homme tape sur la tâche rouge du bec de la maman, cette-dernière pensant que c’est son bébé elle régurgite la nourriture afin de l’alimenter. On constate ici encore une non-adaptation du milieu.

 

Les phéromones sont des molécules odorantes qui déclenchent des comportements instinctifs. Ces signaux attractifs sont observables lors des comportements sexuels et alimentaires des animaux.

Ces molécules n’existent pas chez l’homme, car nous avons un odorat très peu développé contrairement aux animaux.

Un laboratoire de recherche anglais a fait des recherches sur les odeurs corporelles lors des comportements sexuels chez l’homme. Ces chercheurs ont découvert que les femmes auraient l’envie d’être ac un homme ayant les mêmes odeurs que leur père.

 

Chez les animaux, on a des mélanges de mécanismes de déclanchement inné et acquis :

-         Migrations des oiseaux = besoin pour s’alimenter, se reproduire.

-         Certains oiseaux suivent un itinéraire précis, telles que les cigognes.

 

b.    Les bases neurophysiologiques de la motivation

Ds la motivation, il y a un déterminisme physiologique qui correspond à une chaîne complexe qui va du cerveau aux glandes endocrines (= sécrétrices d’hormones).

-         Phéromones = signaux externes (entre individus).

-         Hormones = signaux internes, véhiculées par le sg, nbreuses chez l’homme, présentent ds l’organisme. Ont un rôle central ds les besoins (comportement sexuel…).

 

Les glandes endocrines sécrètent des hormones qui sont régulées par l’hypophyse :

-         Inférieure = sécrétion des hormones, partie endocrine.

-         Supérieure = nerveuse qui sert de relais entre l’hypophyse et un centre sous cortical qui est spécialisée ds la régulation des fonctions végétatives qui est l’hypothalamus.

 

Stimulation chimique de l’hypothalamus chez les femmes qui n’ovulent pas, afin de leur permettre de déclencher une ovulation ds le but d’être fécondable (= avoir des enfts).

 

Système limbique = rôle ds la régulation des comportements agressifs.

Exemple : Chez le rat, si on lui supprime une partie de son système limbique, et bien on le transforme en rat tueur.

 

Ds le cerveau, il y a des centres de plaisirs qui seraient les systèmes de récompenses.

Exemple : Chez le rat, on remarque qu’une stimulation d’une partie de son cerveau provoque un genre de récompense alimentaire. Ensuite, les chercheurs implantaient des électrodes dans le cerveau du rat. Et quand le rat découvrait cette électrode, il appuyait sur celle-ci jusqu’à épuisement, afin de se provoquer une récompense alimentaire = conséquence : le rat ne se nourrissait plus, il se contentait de ces récompenses.

On a refait cette expérience chez les humains. Ces derniers déclarent qu’ils ne se sentent bien et qu’ils ne peuvent comparer cette sensation de bien-être, de plaisir ac aucune autre sensation.

 

Une partie des besoins humains est vitale = homéostasie.

Cannon en 1932 considérait que le besoin est une tension qui cherche à être satisfaite.

Qd il y a un manque l’organisme va développer une grde énergie pour combler ce manque.

Qd le besoin est comblé, il y a diminution voir annulation du besoin de la motivation.

Selon Cannon, l’organisme dispose de nbreux mécanisme d’autorégulation d’homéostasie. Exemple : La transpiration afin de faire diminuer la température corporelle quand il fait chaud. La chair de poule qui est un mécanisme de contraction des muscles des poils qui produit de la chaleur.

 

3.   La motivation comme processus socio cognitif

L’homme a une caractéristique propre = il pense.

Essentiellement des comportements réactifs, ms aussi des comportements anticipatifs. (La faim est anticipée par l’activité d’aller faire les courses).

 

La motivation est indissociable de la notion de but chez l’homme.

Comme on anticipe, alors l’homme a des croyances sur ses capacités d’anticiper (obtention de résultat, arriver au but = auto-efficacité).

 

a.    Théorie hiérarchique de Maslow

Elle date de 1943.

Ils ‘inspire bcp de tout ce qui a été dit précédemment, ms il intègre des besoins de haut niveau spécifique à l’homme = 5 catégories principales (pyramide)

Besoin de Réalisation

 

 

Besoin d’Estime

 

 

Besoin d’Affection

 

 

Besoin de Sécurité

 

 

Besoins Biologiques

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette pyramide fut très utilisée durant les années 1940. Pour Maslow :

-         Les besoins biologiques sont les besoins physiologiques innés qui assurent la survie de l’espèce.

-         Les besoins de sécurité proviennent de la peur de l’inconnu, de l’imprévu.

-         Le besoin d’affection, c’est l’amour, la tendresse, l’amitié…

-         Le besoin d’estime, c’est le niveau social, le besoin d’être approuvé socialement.

-         Le besoin de réalisation est tourné vers soi-même. On y trouve les intérêts, les valeurs, les attitudes des individus.

 

Pour lui, il faut passer par le premier niveau pr ensuite accéder aux autres niveaux = progression.

Ce qui a remis en cause la théorie de Maslow, c’est que le besoin primordial de l’homme est l’affection et non pas le besoin physiologique.

 

b.    Modèles cognitifs et sociocognitifs

Motivation intrinsèque et extrinsèque

Chez les Behavioristes, les comportements humains sont déclenchés par des motivations extérieures = extrinsèques.

En 1960, Harlow travaillait sur la résolution de pb chez les grands singes ac des puzzles. Il a remarqué que ces singes étaient capables de travailler sur des puzzles sans avoir de récompenses au final. Ils le faisaient juste pr le plaisir de le faire.

-         Modèle de conditionnement = intrinsèque.

-         Motivation de haut niveau = extrinsèque.

 

En 1971, Deci et Ryan ont repris l’expérience d’Harlow et l’ont appliqué à l’homme.

Ils ont fait 2 groupes (A et B).

Ds un premier tps, ces 2 groupes ont du, ds un laps de tps limité, faire des puzzles.

-         Ds le gp A, si le puzzle était réussi, on leurs donnaient 1$.

-         Ds le gp B, si le puzzle était réussi, ils n’avaient aucune récompense.

Ds un deuxième tps, les 2 gp étaient laissés seul pendant 10 min ds une salle ac des puzzles, et ils pouvaient faire ce qu’ils voulaient.

-         On constate que le gp B va faire plus longtemps des puzzles que le gp A.

Ceci s’explique par le fait que durant les 10 min le gp A subit une motivation extrinsèque, alors que le gp B lui subit une motivation intrinsèque. 

 

Ds le domaine du sport, ac la motivation intrinsèque on arrive plus facilement. En effet, la motivation extrinsèque inhibe la motivation intrinsèque.

 

Compétence et auto-détermination

Aimer bien faire les choses dans ce que je réussis.

La motivation est aussi un phénomène de compétences et d’auto-détermination (par le regard des autres, des critiques…)

 

Notion d’auto-efficacité perçue par Bandoura. Pour lui, comme l’homme est capable de se représenter ses activités, alors il peut anticiper sur les conséquences des réussites ou des échecs.

La motivation servirait à fixer des buts par rapport à un standard personnel. Pour lui, l’auto-efficacité c’est :

-         La détermination d’un but en fonction d’un standard personnel.

-         L’écart ac ce standard déclenche la motivation.

-         L’anticipation de l’atteinte du but permettrait d’anticiper la satisfaction.

Expérience sur les enfants de classe de primaire mauvais en maths.

 

Deci et Ryan

Ils synthétisent l’effet de la compétence ac le fait que la motivation intrinsèque diminue ac les contraintes.

Hypothèse : «  La motivation évolue comme un continuum ac deux besoins : compétences perçues et auto-détermination. »

 

 

Motivation Intrinsèque

 

 

 

 

4.   Buts et croyances ds la motivation

a.    Le but

Quand un individu s’investi ds la réalisation d’une tâche, c’est pr atteindre :

-         Soit un but d’approche = obtention d’un résultat.

-         Soit un but d’évitement = anti-but, éviter le résultat ou l’état non désiré.

 

Famose (1993)

Le but général de compétences et d’habilité, c’est d’en faire la démonstration.

Ce but se traduit de 2 manières :

-         Buts compétitifs = buts orientés vers la démonstration de sa supériorité vis à vis des autres. Reposent sur un investissement sur soi ac comme pôle de référence : les autres. Objectifs : obtenir un jugement favorable d’autrui et éviter les jugements négatifs. 

-         But de maîtrise = buts orientés vers l’apprentissage qui permettent d’augmenter l’habilité. L’investissement est fait par rapport à soi même.

 

b.    Les croyances

Attente de succès

Probabilité subjectives de réussir = sujet qui pense qu’il est capable. Confiance en soi.

Résultent de comparaison entre le résultat désiré et le résultat anticipé.

 

 

 

 

Wienner en 1986 travaille sur la défaite et la victoire des sportifs.

-         Causalité interne = perdu à cause de moi.

-         Causalité externe = perdu à cause des facteurs extérieurs, des conditions.

 

Croyances d’efficacité personnelles sont construites à partir :

-         Des croyances de capacités = possession des capacités pour faire face.

-         Des croyances de contexte = caractères plus ou moins favorables de l’environnement.

 

Croyances sur la difficulté de la tâche repose sur deux types de ressources :

-         Objective

-         Subjective = conception que l’ind a de la difficulté à laquelle il doit faire face.

 

Conception de la difficulté

* Normative = difficulté de tâche est jugée à partir de ce que font les autres.

* Objective = gradation des difficultés.

* Egocentrique = difficulté de la tâche qui est jugée à sa certitude de réussir (centrée sur soi).

 

Valeur de la tâche

C’est l’intérêt que l’individu trouve à s’engager ds une tâche. Déterminé par les conséquences positives que l’on souhaite avoir et les conséquences négatives que l’on évite.

 

La valeur d’atteinte, c’est valoriser des aspects importants de soi même.

L’aspect valorisé, c’est la performance, la compétence, on se compare aux autres ou à soi même par rapport au temps. (Chez les sportifs, qualité de féminité et masculinité très marquées = stéréotypes sociaux).

Valeurs d’intérêt extrinsèque (gain que l’on peut retirer) et intrinsèque.

 

 

 

 

5.   Applications

Indicateur de l’investissement corporel.

Famose en 1997 travaille sur la motivation du sportif.

Legrand en 2004 travaille sur les indicateurs de motivations d’investissement personnel chez le sportif.

Cf : Poly

 

a.    Indicateurs

Direction

C’est le choix de s’investir ds une activité sportive particulière.

Met en jeu des ressources temporelles, énergétiques et financière au niveau des difficultés.

 

* Niveau de difficulté est lié très souvent chez les sportifs à la notion de prise de risques (gratification). Amélioration de ses propres performances.

 

* La concentration d’attention en général de qqun de très motivé va favoriser son attention avt et pendant la réalisation de la tâche.

 

Intensité

C’est la qqté de ressources énergétiques, cognitives et attentionnelles qui sont affectées à la réalisation de la tâche.

 

* La quantité est évaluée en fonction de la qtté de demandée. Facteur important = sous estimation de l’adversaire provoque un investissement pas assez élevé des ressources.

 

* La qualité c’est l’utilisation ou mise en œuvre de stratégies d’apprentissage, de performances.

 

Persévérance

C’est la tendance à continuer ds une direction donnée pendant une période relativement longue même si c’est difficile. Effort qui est maintenu dans le temps.

 

Motivation continuée

Tendance à se retourner vers une activité en dehs du contexte initial ou du contexte habituel. (Sportifs qui s’occupent d’une AS, sportifs qui deviennent arbitre…).

Exemple : Les enfants qui font de l’équitation dans les manèges, doivent aussi s’occuper des soins des chevaux. On remarque que certains d’entre eux ne le font pas, ce qui implique l’absence de motivation continuée chez ces enfants.

 

b.    Théorie de l’autodétermination

En 1985 par Deci et Ryan.

Théorie de développement ds le cadre sportif.

Les différentes motivations que l’on observe chez les sportifs sont distinguées en fonction du niveau d’autodétermination sur lesquelles elles reposent.

 

Il existe 5 niveaux de motivations, présentées à la suite du plus faible au plus fort.

 

Amotivation

Absence totale de motivation.

Faire un sport que l’on ne veut pas pratiquer.

 

Régulation introjectée

Personne qui va pratiquer le sport pr ne rester inactif.

 

Régulation externe

Motivation extrinsèque, motivation externe, régie par des sources de contrôles externes qui régissent la motivation de l’individu.

Faire du sport car c’est bien vu socialement.

 

Régulation identifiée

Faire du sport car on considère que c’est une habitude saine, parce que ça fait du bien.

Motivation interne, Comportement qui a de la valeur.

 

Motivation intrinsèque

Autodétermination est la plus forte. Aucune contrainte externe.

Pratiquer un sport pour le plaisir de le faire.

 

c.    L’existence de 3 motivations intrinsèques

Travail proposé par Vallerand et Thill en 1993.

 

* A l’accomplissement

Faire ce sport pour le plaisir de progresser, pour soi même.

 

* A la stimulation

Motivation à éprouver des sensations.

 

* A la connaissance

Pratiquer pour le plaisir d’apprendre.

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