noramlisation , conformisme

TD N°3 de Psychologie Sociale

L’influence sociale:

Groupe Social, Normalisation & Conformisme

 

 

 

GROUPE SOCIAL

 

Pour avoir un groupe, il faut un rassemblement de personnes mais il faut absolument qu’il se passe quelque chose : un but commun ou un minimum d’interactions.

 

Il existe différents groupes :

-         Le groupe d’appartenance

-         Le groupe de référence (auquel on aimerait appartenir)

-         Le groupe restreint

-         La foule (interdépendance)

-         Les catégories sociales, le groupe culturel…

Les groupes ont plusieurs rôles :

-         La survie

-         L’apprentissage

-         La socialisation (normes et valeur)

-         La réalisation d’objectifs

-         La comparaison sociale

-         Le support social (sentiment d’intérêt)

-         Construire son identité sociale en s’intégrant à différents groupes. (groupe d’appartenance et de référence)

 

LA NORMALISATION 

 

Normes : manières de juger et de se comporter qui sont socialement déterminées et partagées.

 

SHERIF : normes : échelles de référence ou d’évaluation qui définissent une marge de comportements, attitudes et opinions permis et/ou répréhensibles.

 

Constitution des normes

SHERIF

A. Isolé

  1. 1.      Question : Comment se créer une norme ?
  2. Méthode : Il utilise l’effet autocinétique (impression qu’un point lumineux se déplace lorsqu’il est projeté sur un mur d’une pièce complètement noire) et demande aux participants d’estimer l’ampleur du déplacement.
  3. Résultats : L’ampleur du déplacement est dans les premiers essais très variable puis se concentre sur une valeur moyenne.
  4. Conclusion : Les individus se créent rapidement une norme personnelle.

 

B. Isolé puis en groupe

2. Méthode : Même chose mais une fois que le participant a réalisé la tâche seule, il doit recommencer avec 2 ou 3 autres participants.

3. Résultats : Au début, chaque participant estime l’ampleur de déplacement selon leur norme personnelle établie en situation isolée, puis une valeur constante se crée des trois participants.

4. Conclusion : Au groupe, les normes individuelles convergent rapidement vers une norme commune.

Cette convergence peut se faire de trois manières :

 

  1. Influence prépondérante du sujet A

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  1. Convergence vers la moyenne des estimations individuelles

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  1. Convergence vers une norme originale

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NB : Sans période d’expérimentation isolée, la norme collective apparaît plus rapidement étant donné qu’aucune norme individuelle n’a été crée précédemment.

 

Caractéristiques et conséquences de la normalisation

 

Les normes peuvent être :

      - personnelles ou de groupes

      - plus ou moins explicites

      - marge de manœuvre ou fonctionnement en tout ou rien

      - provenir du groupe d’appartenance ou du groupe de référence

      - plus ou moins arbitraires

      - sanctions ou non si transgression

Conséquences :

-         augmentation de l’uniformité

-         plus les interactions sociales sont complexes, plus les normes sont nécessaires

-         convergence des opinions et adhésion à un compromis

-         intériorisation des normes (elles s’imposent d’elles mêmes)

-         le pouvoir du groupe sur les membres est d’autant plus puissant qu’il est librement accepté.

 

LE CONFORMISME

 

Conformisme : c’est le fait qu’un individu modifie ses comportements, ses attitudes, ses opinions pour les mettre en harmonie avec ce qu’il perçoit être les comportements, les attitudes, les opinions du groupe dans lequel il est intégré ou souhaite y être.

 

Conformisme versus normalisation

ð  Normalisation : les individus s’influencent mutuellement pour parvenir à une norme adéquate.

ð  Conformisme : quand la majorité quantitative ou qualitative parvient à soumettre un individu ou un sous groupe à la norme. 

 

L’effet Ash

ASH

1.Hypothèse : beaucoup d’individus n’osent pas braver l’opinion d’un groupe, quelqu’elle soit.

2. Méthode : deux cartons rectangulaires déposés à un mètre de distance des participants. Une seule ligne noire sur le carton de gauche et trois lignes dont une ayant la même dimension que celle du carton gauche sur le carton droit. Chacun doit donner à tour de rôle la ligne qui a la même dimension.

3. Résultats :

            - Deux premiers essais : tout le monde est d’accord (essais conçus sans ambiguïté)

            - Pour les cinq essais suivants : tous les participants restent impassibles sereins, sans hésitation sauf un qui semble de plus en plus agité.

 

                        - Ce participant est le réel participant de l’expérience, les autres étant des complices à son insu et même quand les différences de dimension sont flagrantes, il va répondre de la même manière que les complices.

                        - Toutefois, on observe des différences entre les participants. Certains ne se conformaient jamais à la pression de la majorité alors que d’autres se conformaient à chaque essai critique.

                        - La majorité n’augmentait pas son influence avec le temps.

 

4.Conclusion :

Les sujets conformistes se soumettent à la majorité soit par peur des conséquences que pourraient entraîner la non-conformité à la majorité, soit à cause du fait qu’ils ont jugé l’unanimité comme une exactitude mais en aucun cas, ils ont déformé leur perception ou ont cru aux réponses incorrectes. Ils se sont donc conformés à la majorité (conformisme) mais n’ont pas intériorisé la norme (pas de normalisation).

 

5.Explication

Deux types de dépendance : DEUTSCH et GERARD

 

-         Dépendance informationnelle : l’individu cherche les informations pertinentes pour résoudre une situation. Cette dépendance est à rapprocher de la théorie de la comparaison sociale de FESTINGER. La majorité joue le rôle de référents sociaux.

 

-         Dépendance normative : le maintien dans le groupe est lié à l’adhésion aux normes et aux règles du groupe. Cette dépendance est à rapprocher de la théorie dite des pressions vers l’uniformité qui permettent au groupe soit de réaliser leur but soit d’obliger les membres déviants à réintégrer le groupe.

ð  ces deux dépendances sont en conflit.

 

Pour faire face à ce conflit :

-         normalisation

-         conformisme

-         déviance : l’individu ne se conforme pas et est rejeté du groupe.

 

KELMAN propose trois types de conformisme :

-         Acquiescement : pas de changement d’attitudes

-         Identification : acceptation publique et privée pour créer ou conserver des relations positives

-         Intériorisation : remaniement profond des systèmes de croyance.

 

Facteurs poussant au conformisme :

-         Caractéristiques des individus : plus un individu se sent compétent moins il aura envie de se conformer au groupe.

-         Caractéristiques du groupe : Il faut un minimum de trois personnes pour résoudre le conflit informationnel et motivationnel par la normalisation.

-         Caractéristiques de la situation : Plus la tâche est difficile, plus l’individu aura tendance à se conformer à la majorité.

-         Culture : parfois le conformisme peut être une norme.

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