le savoir scolaire

Le savoir scolaire

 Quand on parle d’école, On parle des enseignants et des élèves on parle donc des relations entre les deux.

L’école a un objet, la compréhension de l’école passe par les savoirs qu’elle a choisi d’enseigner.

Si les savoirs sont changés, la relation change.

Les savoirs choisis par l’école doivent amener la joie et libère l’individu. (Lorsque l’on réussit a lire par exemple.

Pourquoi des savoirs qui devraient être joie et libération sont responsables d’échec et se transforment en corvée, sélection et obligation ?

I] 3 critiques récurrentes (qui reviennent tout le temps) des savoirs scolaires 

Victor DURUY (ministre de l’éducation 1863)

Notre France est si profondément pénétrée de l’esprit latin qu’il existe un préjugé contre l’enseignement pratique. Ce préjugé ne pousse pas à mieux faire des études classiques mais il empêche de bien faire des études usuelles.

Commission LANGEVIN WALLON 1947

L’organisation actuelle de notre enseignement entretient dans notre société l’antique préjugé d’une hiérarchie entre les tâches et les travailleurs. Le travail manuel, l’intelligence pratique sont trop souvent considérés comme de médiocres valeurs.

Commission FOUROUX 1996

On ne rompra pas du jour au lendemain avec cette représentation de la hiérarchie des aptitudes qui place au pinacle la production des théorèmes et la spéculation abstraite  est à la base de l’ingéniosité du bricoleur.

Critique n°1 l’école privilégie les savoirs les plus abstrait aux savoirs les plus concrets ou les plus contextualisés.

Critiques n°2 conservons précieusement ces nobles études qui ont fait la France moderne et son glorieux génie. Mais suivons aussi le monde du côté où il marche.

Les études primaires, secondaires, supérieures sont trop souvent en marge du réel.

L’école doit être à la fois un sanctuaire à l’abri des querelles des adultes et un portique grand ouvert sur le monde.

ð  On critique le fait que l’école est renfermée

ð  Une conception intransigeante et l’autonomie des savoirs scolaires

 

Critique n°3 1947 Langevin wallon les programmes doivent indiquer ce qui sera enseigné par cycle mais de façon large et souple afin de ne pas contrarier, par un compartimentage excessif l’élan de curiosité des enfants.

Il n’est pas besoin de connaissance encyclopédique mais de connaissance en profondeur.

1968 on continue de diviser le savoir en tranches  purement artificielles qui sont à la négation de la culture

L’accroissement de la connaissance rend vaine l’ambition de l’encyclopédisme. Le  soucie de l’incohérence de l’enseignement devrait conduire à favoriser les enseignements donnés en commun.

ð  Critique du caractère encyclopédique des programmes (accumulation indigeste)

ð  Cloisonnement étanche des disciplines (l’école découpe les savoirs en discipline) le cloisonnement interdit de saisir

 II] raisons à cette récurrence

-          Il faut socialiser l’individu. L’école est devenue une institution spécialisée dans la socialisation (construire des normes, éduquer). Famille, armée, religion participent de moins en moins au processus de socialisation et obligent l’école à se livrer au travail de construction de normes.

-          L’école privilégie le travail et l’abstraction maintenir la hiérarchie sociale. l’élaboration des savoirs scolaires est déterminée par les intérêts des classes sociales dominantes. Les savoirs scolaires ont été déterminés pour des lycées dont l’objectif était la formation des élites, à une époque le latin était enseigné pour son inutilité.

-          Le lobby des disciplines on retrouve des blocs disciplinaires, dans l’enseignement secondaire les disciplines constituent des corporations autonomes.

La craignience des cours magistraux, l’école doit se contenter de cours magistraux, elle n’arrive pas a s’en sortir.

Conclusion : un autre découpage des savoirs scolaires  obligeraient a remettre en cause les rapports sociaux au sein de l’institution.

 

 

 

-          Transposition didactique.

Les savoirs scolaires sont issus des savoirs savants et des savoirs culturels. L’enseignant transpose ses savoirs pour l’école mais il y a des savoirs qui sont crées par l’école. Il y a une production autonome des savoirs.

-          Que revient-il à l’école d’enseigner ?

Ou qu’est ce qui revient à l’école de ne pas enseigner. On parle de famille, lire/écrire ? Qui fait ça, les parents ou l’école ? L’église ? Les associations ? L’école doit se positionner pour savoir ce qu’elle doit apprendre aux élèves. L’école apprend parfois des savoirs qui parfois reviennent à d’autres et inversement.

-          Les contraintes fortes :

_ Le temps (10h d’EPS)

_ Le nombre : les savoirs scolaires sont des savoirs qui s’apprennent en grand nombre.

_ La motivation scolaire est a créée ou à déplacer  sur les savoirs.

 _ L’évaluation.

 

-          Savoirs scolaires de plus en plus difficiles au fil du temps.

Ils sont progressifs. Problème : la hauteur des marches, la vitesse pour accéder aux nouvelles marches (combien de temps on donne à l’élève pour apprendre quelque chose), ou je suis pour y accéder ? Le temps que l’on y reste.

-          Absence de lien entre le savoir scolaire et l’évolution des connaissances.

Faut-il remonter à l’origine des maths pour apprendre les maths ?

-          Les savoirs scolaires ne sont pas gratuits.

Il y a des enjeux importants derrière. Des enjeux professionnels, de reconnaissances sociales, personnels (intellectuels et physiques).

-          Les objectifs des savoirs scolaires.

Ils ont des visés démocratiques (l’égalité des chances), des visées hédoniques (amener de la joie, du plaisir), ils relient les générations entre elles. visée économique : l’école a un lien avec le monde pro mais la problématique c’est à quel âge ? Les savoirs scolaires sont sélections et sont sélectifs. Ils sont sélectionnés pour être sélectifs. Que faut-il apprendre pour avoir une vie saine et équilibrée ? Que faut-il apprendre pour aller à normal-sup ?  Que faut-il apprendre pour être un citoyen actif ? Les savoirs scolaires sont reliés à un projet scolaire, à des finalités scolaires (projet de société). Quand le projet de sélection commence t-il ? 

Livre : les sept savoirs nécessaires à l'éducation du futur.

 

Les savoirs scolaires sont donc des buts et sont aussi des moyens pour des missions qui sont à clarifier.

 

Les savoirs scolaires doivent tenir compte de :

-          L’évolution du publique : l’évolution des élèves, du nombre d’élèves, des représentations des élèves.

-          L’évolution et de la multiplication des domaines de connaissance.

-          L’école est obligée de tenir compte de l’évolution des milieux qui lui sont extérieur : l’école n’a pas le monopole de la connaissance. L’école n’est qu’un carrefour.

Cela crée une spécificité des savoirs scolaires. La 1ere spécificité étant le temps. La 2eme étant la spécificité de la gradation (de 2an à 25an). Ils ont un double enjeu, ils sont pour tous (obligatoire) et pour certains (au choix). Les savoirs scolaires sont liés à un projet  éducatif (l’école a des finalités => ex : la sélection de l’élite). Le savoir culturel est utilisé pour des missions scolaires. Ce n’est pas la culture qui s’impose à l’école mais l’école qui par son projet sélectionne des éléments de la culture. Un savoir culturel n’est pas significatif de valeurs.

Les savoirs scolaires sont au carrefour de certaines questions : en savent-ils autant qu’avant ? Ont-ils une culture qui permet d’être un membre de la société future ? Sont-ils bien formés pour prendre place dans le marché du travail ? Faut-il maintenir la culture du secondaire avec le publique actuel ? Quel savoir pour former une élite dans le contexte d’un collège unique ? Comment découper la connaissance tout en gardant du sens ?

Les savoirs scolaires ont des objectifs à court  terme et à long terme. Le savoir scolaire c’est le savoir mais aussi les méthodes pour savoirs (apprendre à apprendre).

Les savoirs scolaires ce sont ce qui libère l’individu et ce qui unit les gens.

Ils sont au carrefour de grandes contradictions : est ce que c’est une culture générale ou d’ordre professionnelle ?  Culture intellectuelle ou culture utilitaire ? Culture savante ou culture vivante ? Egalité des chances ou formation de l’élite ? Réductionnisme ou encyclopédisme ? L’autonomie des savoirs scolaires  ou indépendante ?   Est ce que les savoirs doivent s’appuyer sur les cultures de la société ou de la jeunesse ?

Les savoirs scolaires ont une notion de programme : on suit un curriculum. On distingue le curriculum formel (ce que l’école prétend transmettre) à un curriculum  réel (ce qui est vraiment réalisé) et le curriculum appris (par l’élève) => les vécus scolaires sont différents entre les gens au sein même d’un établissement

Livres : Pernoud : métier d’élève et sens du travail scolaire. Forquin : école et culture.

Les processus d’acquisitions : c’est la façon dont on s’approprie les savoirs scolaires. On peut et on doit passer par l’erreur. Il y a différentes vitesses pour découvrir, pour apprendre, pour fixer, pour évaluer, pour revoir.

Les savoirs scolaires sont appris en grand groupe. Appris avec d’autres, malgré d’autres, grâce à d’autres, …

Les savoirs scolaires provoquent l’ennui.

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