emotion

EMOTIONS

 

 

 

Contraire de la raison

Irrationalités humaines et comportements anormaux

On a pendant très longtemps opposé raison et émotion

XIXe siècle = écart entre émotion et l’étude

Philosophes grecs = Platon

Changé depuis 1970 = étude des émotions en tant que telles, expériences émotionnelles, 3 composantes:

            - Biologie = changements physiologiques qui sont soit observables surtout sur le visage, soit non observables au niveau du cerveau et du corps

            - Cognitive = processus cognitifs qui vont être déclanchés par les changements physiologiques liés à l’émotion pour produire une interprétation des évènements

            - Culturelle = facteurs qui vont déterminer la façon de ressentir l’émotion et la façon de l’exprimer

 

L’expression des émotions est très différente selon les cultures

Le ressenti des émotions est aussi très différent

Dichotomie entre émotion et cognition

Les émotions étaient ce que les hommes partageaient avec les animaux = instincts…

 

 

I - Émotions, réactions et expression des émotions.

 

            A - Une classification. 

 

* Classification des émotions par Carole Izard qui ne fait pas de différence entre émotion et cognition

 

1. Intérêt = très intéressé par ce que l’on est en train de faire

2. Joie = joyeux, tout va dans le bon sens, tout est rose

3. Surprise = étonné quand on ne comprend pas ce qu’il se passe, c’est si inhabituel

4. Tristesse = découragé, rien ne va

5. Colère = en colère, irrité, énervé

6. Dégoût = dégoûté comme pour quelque chose d’écoeurant

7. Mépris = comme pour quelque un qui n’est bon à rien

8. Peur = apeuré, comme si vous étiez en danger, tendu

9. Culpabilité = avoir des regrets, désolé à propos de quelque chose

10. Honte = comme lorsque les gens rient de vous

11. Timide = comme si vous vouliez vous cacher

12. Hostilité envers soi = malade à votre sujet

 

 

* classification basée sur les réactions physiologiques par B. Brué. Pour lui, il existe 4 grandes émotions = joie/ peur/ colère/ tristesse

            - Joie :

                        ° Accélération du rythme cardiaque

                        ° Muscles détendus et relâchés

                        ° Douces chaleurs diffuses

 

            - Peur :

                        °Accélération du rythme cardiaque

                        ° Muscles tendus et rigides

                        ° Modification du rythme respiratoire

 

            - Colère :

                        ° Accélération du rythme cardiaque

                        ° Modification du rythme respiratoire

                        ° sensations de chaleurs fortes au niveau du visage (rougeurs)

 

            - Tristesse :

                        ° Accélération du rythme cardiaque

                        ° Sensations désagréables dans l’estomac

                        ° Pleures, boule dans la gorge

 

Typique dans toutes ces émotions = « accélération du rythme cardiaque ». Ceci correspond à l’activation du système sympathique.

D’autres réactions physiologiques sont spécifiques à une émotion donnée.

Au niveau des réactions il en existe 2 types :

            - Communes à toutes les émotions

            - Très différenciées qui sont biochimiques (non accessible à la conscience).

 

 

            B - Expressions faciales des émotions.

 

Aristote disait que l’on pouvait apercevoir les différentes émotions à travers le visage.

Travail sur l’expression émotionnelle = Au Etats-Unis, léquipe d’Ekman part des travaux sur l’expression émotive du visage, du neurologue français Duchesne. Cette équipe a prouvé que le zygomatique peut être contrôlé volontairement, alors que l’orbiculaire de l’œil lui ne peut l’être.

 

Étonnement = contraction des parties latérales du visage. D’autres vont nécessiter des assemblages de plusieurs contractions musculaires, telle que « faire les gros yeux ».

 

Ekman reconnaît 7 expressions faciales qui semblent fondamentales, car elles sont reconnues partout dans le monde. Elles représentent la colère, la joie, la peur, la tristesse, la surprise, le dégoût et le mépris.

 

Il semblerait y avoir une spécialisation de 2 hémisphères cérébraux dans l’expression des émotions. Le vrai sourire implique une activité frontale gauche plus importante que le faux sourire. Mais quand on demande au sujet de faire un faux sourire, c’est le cortex droit qui est le plus activé.

 

À quoi cela sert?

 

3 grandes fonctions :

            - révéler les états intérieurs des individus

            - aident à communiquer (quand on communique avec quelqu’un, les expressions du visage permettent de faire des hypothèses émotionnelles sur la personne avec laquelle on communique/ calmer un bébé par le sourire de la maman = transmission d’émotion positive)

            - servent à renforcer des comportements, des sentiments (le simple fait de sourire fait augmenter le sentiment d’émotion positive, renforcer des émotions elles même).

 

 

            C - Liaison cerveau-émotion.

 

Il semble que les 2 hémisphères cérébraux vont avoir un rôle différent selon que l’émotion est négative ou positive.

Les régions frontales de l’hémisphère gauche semblent être spécialisées dans le traitement des émotions positives et de la joie essentiellement. À l’inverse, les émotions négatives telles que la peur ou la tristesse révèlent plutôt de l’hémisphère droit.

Ex : les personnes déprimées montrent une diminution du côté gauche. Le lobe frontal droit est moins développé que chez les personnes non déprimées. Les psychopathes sont des personnes qui ne ressentent pas les émotions.

 

Qu’est-ce qui va être premier dans les émotions?

Réactions physiologiques où les sentiments de la manière large qui vont intervenir en premier dans la détermination des émotions.

 

Cette double phase de l’émotion physio cognitive peut s’expliquer en terme de processus parallèles. Différents centres de traitement, au niveau du cerveau, seraient alertés par une situation émouvante qui déclancherait simultanément des mécanismes végétatifs et des mécanismes cognitifs. Différence de vitesse de transmission, les mécanismes végétatifs vont être déclanchés beaucoup plus vite.

 

Darwin a postulé le fait que « les émotions humaines seraient des fossiles des systèmes de réactions ayant une utilité biologique chez les animaux. »

Chez les animaux quand un danger arrive, leur système biologique se met en route pour réagir à ceux danger

C’est au niveau du système limbique (cerveau émotif) qui serait le centre de commande du centre des émotions. Le système limbique va déclencher des réactions qui correspondent aux motivations quand il est faiblement activé. Alors que quand il est fortement activé, les réactions correspondent aux émotions.

 

Selon Le Doux en 1996, dans le système limbique il y a une structure (amygdale) qui joue le rôle d’alerte, elle analyse l’information sensorielle, évalue l’importance affectve et décide du style de réponse comportementale qui est plus adapté. Cette réaction initiale peut être annulée par une évaluation plus précise. (on nous tape dans le dos, on va avoir la réaction de voir qui nous tape).

 

Hormones : créent une énergie qui va permettre que l’émotion se transforme en acte, étant :

            - l’adrénaline

            - la noradrénaline

Ces 2 hormones appartiennent à la catégorie des Catécholamines, au même titre de la Dopamine.

Quand ces 2 hormones sont déclenchées, elles vont mettre en marche la branche sympathique du système nerveux, ce qui va provoquer :

            - libération des réserves énergétiques du foie

            - augmentation du rythme cardiaque

            - dilatation des bronches

            - dilatation des vaisseaux sanguins

Cet ensemble prépare l’organisme, en particulier les muscles, à agir.

Ceci serait un fossile des substances des animaux (substances dopantes)

 

 

II - Émotion et cognition.

 

            A - Modèle origine = Schachter et Singer.

 

Hypothèse posée à partir des années 1960, les humains ne deviennent pas joyeux ou tristes uniquement à cause des évènements, mais à cause de l’interprétation qu’ils font de leurs émotions.

Ces 2 indicateurs injectent à 2 groupes de sujet une substance activatrice de système nerveux étant l’épiné phryne qui provoque des palpitations et des rougeurs faciales. L’un des 2 groupes est informé de ces effets secondaires, alors que l’autre non.

La moitié de chaque groupe va être placé dans une salle avec des compères (faux sujets) qui va simuler une fausse crise de colère. L’autre moitié sera avec un compère euphorique.

 

 

Informés des effets

Non informés des effets

Climat euphorique

Groupe A1

Groupe B1

Climat de colère

Groupe A2

Groupe B2

 

 

Résultats de l’expérience :

 

Sujets informés :

- attribuent l’activation physiologique au produit injecté

- sont peu influencés par le comportement du compère

 

Sujets non informés :

Ont tendance à copier le comportement du compère, soit euphorique, soit colère

 

On a suite à cette expérience :

            - 2 interprétations cognitives différentes

            - 2 intensités de réactions émotionnellement différentes

 

L’émotion est expliquée par la combinaison de 2 facteurs :

            - organique = activation physiologique

            - cognitif = processus d’attribution d’une signification

 

 

            B - Évaluation cognitive. 

 

Émotion = réponse à un processus cognitif

« appraisal» et « raisal »

 

Lazare le plus travaillé sur l’évaluation.

- On présente un film à forte valeur émotionnelle à des sujets. L’un avec un accident du travail dans une scierie, et l’autre avec un rituel d’incision de l’organe sexuel chez l’enfant.

Un  groupe voyait le film sans commentaire, l’autre voyait le film avec des commentaires qui accentuaient les incidents dans le film. Le dernier groupe voit le film avec des commentaires qui dédramatisent.

- dans une autre expérience, il a donné les informations avant la présentation du film et il constate qu’au final les réactions sont identiques.

Confirmation de Schachter, est qu’une même situation va donner différents degrés d’évaluations.

 

Qu’est-ce que l’émotion?

 

Pour Lazarus, c’est une réponse qui résulte d’une séquence d’évènements. Cette réponse est un état complexe qui consiste en :

            - une évaluation cognitive

            - une impulsion d’action

            - une réaction somatique structurée

Chaque émotion est distinguée d’une autre par une configuration différente par rapport à ces 3 éléments.

 

Aspect expressif de l’émotion :

            - expression faciale

            - postures (de fuite, d’approche…)

            - styles verbaux

 

La réaction somatique structurée est le profil de réponse physiologique. Lazarus considère que ce profil est différent pour chaque émotion.

Pour Lazarus, l’activité cognitive est à la base de la réaction émotionnelle, car elle donne un sens particulier à l’évènement. C’est le médiateur entre l’évènement et l’émotion.

 

L’auto évaluation?

 

Comprend 3 étapes de réaction :

 

* évaluation primaire

Reconnaître si l’évènement est pertinent ou pas. Donne un sens positif ou négatif à l’évènement

 

* évaluation secondaire

Processus d’évaluation des ressources et des formes de réponses disponibles. Détermine l’action à faire et la nature du processus d’affrontement. Elle a un caractère adaptif. Permet à l’humain de faire face.

 

* affrontement

N’est pas systématique, est mise en œuvre que quand l’évaluation primaire fut négative. Il y a 2 fonctions majeures :

            - modifier par l’action directe de la situation

            - réguler la détresse émotionnelle (faire face à la situation)

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