condition physique

Introduction

     

  

 Aquérir                             Développer                          Entretenir                                                  

 

 


une bonne condition physique

implique d'agir sur

des facteurs neuromusculaires

des facteurs bioénergétique

 

 

 

 


pour

Etre capable de les répéter dans la durée sans perte notable d’efficacité

Produire en fonction

des besoins des mouvements

                                                              

 

 

 

                                                                                   

                        - rapide

                        - puissant

                        - efficace

 

    Les capacités physiques sont:                  La capacité physique est:

            - vitesse                                                          -l'endurance

            - force

            - souplesse                                   Concerne les systèmes énergétiques

            - coordination                                   - caractéristique en forme de                                                               puissance et de capacité

                                                                       - résistance à la fatigue

 

 


afin de

viser une amélioration de la

performance (activité de

compétition)

viser un entretien général

de l'organisme et de lutter

contre le viellissement

 

santé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 Définitions

 

 

            I- Notion de performance

 

 

Elle fait référence à:

            - un baréme

            - un temps chronométré

            -  une opposition individuelle

            - une opposition collective

 

 

 

 

Pour cela elle nécéssite différents facteurs:

            - des facteurs morphologiques (taille, poids, longueur des segements, % de masse grasse, % de masse maigre)

            - des facteurs biomécaniques (utilisation des leviers)

            - des facteurs physiologiques (énergie, neurophysiologique, neuromusculaire)

            - des facteurs psychologiques (motivation, volonté, résistance au stress, intelligence, compréhension)

 

 

            II- Notion de condition physique

C'est la résultante à un moment précis de l'état des capacités (ou qualités) physiques d'un individu

 

 

Moment précis : la condition physique est une donnée transitoire et évolutive.
 Elle est spécifique à chaque type d'activité comme on ne peut pas parler de condition physique en général

Elle est évolutive selon la période de l'année

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Platanov dans l'enseignement sportive différencie (Théorie et méthodologie)

- la condition d'état: qui est le maintien pendant une période longue, elle correspond aux acquisitions d'une période d'entrainement

- la condition courante: qui après quelques séances d'entraînement est le résultat d'un monocycle ou d'un cycle

-la condition opérationnelle: qui est sous l'influence des exercices en cours

 

 

 

Pradet définit ce terme de «préparation physique» comme un ensemble organisé et hiérarchisé des procédures d'entrainement qui visent au développement et à l'utilisation des qualités physiques du sportif:

            - elle doit apparaître de façon permanente aux différents niveaux de l'entrainement sportif 

            - elle doit se mettre aux services des aspects technico-tactiques prioritaires de l'activité physique (La préparation physique)

 

 

  • Classifications des qualités physiques
  • Lester

Il y a 5 grandes capacités physiques:

            - force

            - vitesse

            - endurance

            - souplesse

            - adresse (ou coordination)

C'est une classification très complète qu'il donne, mais elle présente els aspect physique comme indépendante les unes envers les autres alors que cela est faux

 

 

 

 

  • Tschienne

Il sépare les qualités physiques des qualités de coordination

Il fait apparaître des interactions entre les différentes capacités physique

POLY

 

 

 

 

 

  • Gundlach

C'est un système tridimensionnel:

            - temps d'application            ←

            - vitesse de réalisation           ↑        

            - force développée                

 

Les capacités physiques sont étroitement dépendantes les unes des autres

Ainsi réaliser un exercice demande des qualités de Force-Vitesse, et nécessite:

            - de la vitesse (v)

            - de la force maximale (F)

            - des capacités à maintenir cette force-vitesse (T)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Pradet :  Poly

Motricité élaborée

 

Puissance

Endurance

Adresse

Ensemble des paramétres permettant d'effectuer des actionsd'intensité maximale:

        - force

       - vitesse

 

Tenir compte des caractéristiques techniques et énergétique

Ensemble des paramétres favorisant l'expression de la motricité pendant la durée la plus importante

 

 

Tenir compte des athlètes à travers les caractéristiques génétique, morphologique, biologique, croissance, niveau de maitrise

Ensemble des paramétres qui vont favoriser un haut niveau d'efficacité de la motricité

 

 

 

Tenir compte du processus d'entrainement:

  - période préparation

  - période pré-compétition

  - période compétition

           

 

 

 

 

III- L'adaptation

            a) Définition

C'est l'ensemble des changements organiques et fonctionnels provoquées par des sollicitations extrinsèques et intrinsèques

On peut aussi rappeler cette phrase de ROUX (1895): «l'organe détermine la fonction, la fonction de son côté développe et spécialise l'organe»

 

commentaire: notre organisme sait s'adapter aux variation de son environnement et s'adaptant régulièrement il se renforce

 

exemple: la contraction d'un muscle permet le mouvement, mais l'usage répété de mouvements accroît les possibilités du muscle


Ces mécanismes d’adaptation se retrouvent dans tous les sysèmes de l’organisme :
            -énergétiques (augmentation des réserves énergétiques intramusculaires)

            -structurels (augmentation du matériel contractile)

 

 b) Phase de l’adaptation

1. Perturbation de l’homéostasie
2. Réaction de régulation par ajustement du métabolisme


        Adaptation à court terme

 

3. Formation de nouvelles structures
4. Adaptation des systèmes organiques aux nouvelles structures

 


        Adaptation à moyen terme

 


5. Réversibilité si arrêt des sollicitations

     
       Désadaptation

 Exemples : Lorsqu’on effectue une course, on perturbe l’homéostasie (CO2, acidose…).
L’organisme s’adapte en augmentant certains paramètres (fréquence cardiaque, ventilation pulmonaire…)
La course s’arrête, il y a récupération et retour progressif des paramètres à la normale.

 

Si ces courses se reproduisent régulièrement, on acivera régulièrement tous les mécanismes.
Adaptation des structures pour une meilleure réponse à la course (possibilités cardiaques et respiratoires…)
Apprentissage de l’utilisation des nouvelles possibilités.

             Désadaptation

 

 

 


Si ces sollicitations disparaissent, les structures développées régressent (disparition de volume musculaire en cas d’immobilisation).

 

c) Mécanisme de surcompensation

C’est le mécanisme qui explique pourquoi, pour progresser dans une discipline sportive, on met en place des programmes d’entrainement basés sur des répétitions en respectant des intervalles précis entre les répétitions.
Non encore prouvée scientifiquement pour tous les paramètres.

 

 

 

 

 

 

Si on applique une charge de travail, on crée :

-         Une fatigue (baisse du potentiel)

-         A la fin de la charge, il y a une récupération (tretour à la valeur de départ

-         La phase de récupération dépasse ensuite les valeurs initiales, c’est la surcompensation

-         Si cette charge est unique, il y a retour progressif aux valeurs initiales.

« BREAK DOWN AND BUILD UP », il faut détruire pour que l’organisme reconstruise « plus ».

Le sujet au sommet de la surcompensation est à un niveau supérieur au niveau initial (avant la charge de travail).

Il a donc progressé mais temporairement.

Donc importance de la programmation de l’enchainement des séances (la planification)

 

Effets immédiats : phase rapide 70 à 90% de la récupération selon le type d’exercice

 

Effet retardés : Phase lente, fin de la récupération et surcompensation

1

2

3

4

Fatigue

Retour
à la
normale

Surcompensation

Récupération

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


d) La planification

 

Successions de sollicitations en dehors des effets retardés :

 

Chaque nouvelle séance se déroule en dehors de la période de surcompensation.

On ne peut viser d’amélioration du potentiel.

 On utilise ce type de programmation en « entretien »

 

Succession de sollicitations pendant les effets retardés :

 

Chaque nouvelle séance se déroule pendant la période de surcompensation.

On peut viser une amélioration du potentiel.

On utilise ce type de programmation en période de développement

 

Succession de sollicitations pendant les effets immédiats :

 

Chaque nouvelle séance se déroule pendant la période des effets immédiats.

Il y a un épuisement important du potentiel.
La surcompensation est de grande qualité, réalisable dans la séance (succession de « séries »)

Sur plusieurs séances consécutives (travail par « blocs »).

 

Succession de sollicitations pendant les effets immédiats :

Mauvaise gestion de la périodisation (sollicitations trop rapprochées), épuisement trop important, surcompensation incomplète, baisse du potentiel, surentrainement

 

Désadaptation :

Les acquisitions sont transitoires.

L’arrêt des sollicitations provoque une désadaptation, c'est-à-dire une perte du potentiel acquis.

Une qualité qui a été développée doit toujours être entretenue.

 

 

 

 

 

IV- Evaluer la condition physique

1)      Pourquoi ?

 

Exemple : développement des capacités aérobies (deux individus A et B)

 

Premier cas de figure :

Séance type : courir 30min à 12km/h.

A réalise sans problème la séance, B s’arrête avant la fin, pourquoi ?
Répercussions exactes de ce travail sur chacun

 

Deuxième cas de figure :

A et B ont chacun réalisé un test VMA (vitesse maximale aérobie).

Résultats : A : 16km/h, B : 12km/h.
Explication au problème de l’exemple précédent.

A (VMA est 16km/h) a couru 30min à 75% de VMA (réalisable)
…..

 

Troisième cas de figure :

A et B ont effectué le test de VMA (résultat 20km/h pour tous les deux).

Séance de type puissance maximale aérobie, (6 fois 3 minutes à 100% de VMA avec des récupérations actives de 3minutes à 50% de la VMA).

 

A réalise son contrat, B s’arrête dès la deuxième répétition ( ?)

Test d’endurance aérobie à 100% (EA 100) : A : 6min, B 3min

Echec de B qui à chaque répétition devait exprimer son endurance aérobie maximale (impossible)

A doit exprimer 50% de son endurance aérobie max (réalisable).

 

2)      Les tests

Intérêt

 

INFORMATION : contrôler l’état fonctionnel d’un individu, mesurer l’efficacité d’un processus d’entrainement, permettre l’individualisation du travail

 

MOTIVATION : Stimulation des capacités de l’individu lors de test maximaux, préparation mentale des sportifs.

CONNAISSANCE : résultats de son entrainement, autocontrôle

 

 

 

Qualités :

VALIDITE : degré de précision avec lequel l’aptitude est mesurée.

 

FIABILITE : stabilité des résultats lorsque un même test est représenté plusieurs fois de suite. Jamais totale avec un certain degré de variabilité :

    -état fonctionnel de l’exécutant
    - variations des conditions de réalisation

 

OBJECTIVITE : indépendance des résultats obtenus par rapport aux sujets qui pratiquent le test mêmes remarques que pour la fiabilité.

 

3)      Catégorisation

Test de laboratoires- tests de terrain

 

Tests de laboratoire, encore appelés épreuves d’exploration fonctionnelles apportent des résultats en données physiologiques : VO2 max, lactatémie (taus de lactates sanguins pour situer la part de fonctionnement lactique dans l’effort).

 

Résultats exprimés :

   En unités de débit pour VO2max (l/mn ou ml/kg/mn)

   En mmole/l pour les lactates
   En puissance (Kwatts) pour le travail effectué
Données peu utilisables par l’entraineur.

 

Tests « de terrain »

Donnent des réponses directement utilisables (par exemple, la vitesse maximale aérobie)

 

Différences

Tests de laboratoires : résultats plus fiables, exploitation difficile pour un entraineur.

 

Tests de terrain : beaucoup plus faciles à mettre en place et à utiliser, résultats obtenus moins fiables.

 

L’évolution technologique récente permet d’utiliser dans certaines conditions de terrain, du matériel d’analyse fonctionnel : (V(F)MAX)

 

Tests maximaux – tests sous maximaux

 

Tests maximaux :

Le sujet recherche la meilleure réalisation possible.
Il va au maximum de ses possibilités (exemple le LEGER-BOUCHER)

 

Test sous-maximaux :

On relève des résultats et par des formules de calculs, on extrapole ce que pourraient être les résultats maximaux.

Utilisés pour évaluer les capacités fonctionnelles d’individus non sportifs ou dans les milieux hospitaliers pour détecter d’éventuels problèmes (cardiaques…)

Les tests maximaux sont utilisés que par des personnes sportives et en bonne santé.

 

Mesures directes – medures indirectes

Mesure directe : Le résultat obtenu permet une mesure de la donnée recherchée (évaluation du VO2 max en laboratoire avec mesure des gaz inspirés et des gaz expirés).

Par contre le test de LEGER- BOUCHET qui à partir d’un palier et de l’âge permet de donner un indice de VO2 max est une mesure indirecte.

 

d) Quelques tests 

Tests aptitude physique générale

RUFFIER – DICKSON

Encore actuellement très utilisé par les médecins.
Objectif : mesurer l’aptitude à la pratique sportive et délivrer les certificats d(utilisation très simple.

30 flexions en 30 ou 45s.
On détermine la fréquence cardique :

            -avant l’effort (P1)

            - après l’exercice (P2)

            - après une minute de récupération (P3)

Indice de RUFFIER est obtenu par la formule

(P1+P2+P3) – 200 / 10

 

Les résultats obtenus sont quantifiés en

 

 

 

 

Step test de HARVARD : basé sur le même principe, la détermination d’un indice de condition physique. (montée – descente de marches)

 

Tests aérobies :

Test de COOPER : longtemps utilisé pour déterminer l’aptitude aérobie d’un individu, encore utilisé dans certaines structures (armée ou quelques grandes écoles).

Se présente de deux manières : courir 12min en réalisant la plus grande distance possible

 

 

Courir 2400m le plus rapidement possible

 

 

Résultats : reportés sur un tableau statistique.

Evaluation de la condition physique en rapport aec l’âge sur une échelle de « excellent » à « très mauvais ».

Résultats obtenus très peu précis, nécessité une bonne connaissance des allures de course (erreurs de train).

Résumé : indication d’une qualité d’endurance aérobie, mais aucunement d’un puissance ou d’une capacité.

COOPER propose en plus un tableau d’évaluation de la VO2 max à partir de nombre de tours effectués (précisions relatives).

 

 

 

Tests lactiques

Première tentative d’évaluation de la filière lactique par l’intermédiaire du test de LEMON.
Il faut courir 500m à fond et relever les temps sur le 2ème 50m et le dernier 50m.

On établit alors la différence entre les deux, multipliée par 10, ce qui donne une appréciation des limites lactiques du sujet.

 

Actuellement on utilise des techniques d’analyse sanguine, mais les résultats sont parfois difficiles à obtenir et à utiliser.

Limite entre participation lactique et participation aérobie pas toujours facile à mesurer.
Les procédures actuellement utilisées sont invasives (analyse sanguine avec prélèvement au bout du doigt ou à l’oreille).
Ce qui est mesuré est la concentration sanguine de lactates (mmoles/l), c'est-à-dire le ratio entre : production musculaire, capacité tampon, réutilisation et diffusion dans le sang.

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