boudieu Wacquant bourdon paleb

Pierre Bourdieu (1930-2002)

 

-          Le métier de sociologue (1968)

-          La reproduction (1970)                                avec J C PASSERON

-          La distinction (1979)

 

3 notions=

  • 1 CAPITAL :

-          éco

-          culturel

-          social

  • 2 CHAMP SOCIAL
  • 3 HABITUS

 

Courant de pensée : le « structuralisme »

 

Figure incontournable de la sociologie contemporaine.

Militantisme anti-libéral.

 

Premier sociologue à aborder le thème de la sociologie du sport, il a mis son « aura » au service de la question sportive dans les années 80. De nombreux travaux en sociologie prendront une dimension bourdieusienne et essaieront de l’appliquer dans le milieu sportif.

 

Vie que l’on peut séparer en 4 étapes :

54-60 : enseigne en Algérie, ethnologie anthropologie sur la communauté Kabil en Algérie.

60-80 : sociologie, maitre de conférences à Lille.

1980 : il obtient la chaise de sociologie au collège de France à Paris, position la plus prestigieuse occupé à l’université.

1990 : militantisme.

 

1954 : agrégé de philosophie, il vient d’un milieu assez populaire (Pyrénées atlantique), père postier, monte à paris finir ses études (ENA), service militaire qui le conduit en Algérie, il se fait plus ou moins viré. Après son service de 2ans il fait le choix de rester notamment pour enseigner à la fac de lettres d’Alger en 58 et 60.
Il publiera 3 ouvrages dont le plus connu est « la sociologie de l’Algérie ».

1961 : fac de lettres à Paris, assistant de Raymond Aaron et maitre de conférences à l’université de Lille pendant 3 ans où il mènera ses principales enquêtes pour « la reproduction » (questionnaires…).

1964 : il quitte l’université de Lille, car marre du trajet, il intègre l’école pratique des hautes études. Il fréquente un cercle de chercheurs et publiera «  le métier de sociologue ». 

1968 : il va se brouiller avec Aaron car il n’apprécie pas le mouvement de mai 68. Il crée donc un autre cercle de chercheurs : le cercle de sociologie de l’éducation et de la culture, au sein duquel il va entreprendre des travaux.
Il va devenir professeur au collège de France.
Il est le « sociologue en chef », il sera régulièrement invité, il fera moins de livres mais d’avantages de conférences.
Fonction importante en tant qu’éditeur, il y publie la plupart de ses livres, des ouvrages d’auteurs influencés par lui, ceux d’auteurs classiques dans le social, ceux d’auteurs encore méconnus en France.
1975 : il crée une revue qu’il va diriger jusqu’à sa mort, format A4.

1990 : période beaucoup plus militante dans sa carrière, il va renouer avec cette figure de l’intellectuel engagé (un peu comme Sartre dans son temps) suite au mouvement sociaux de 95 (barrière de grève massive contre le plan Juppé qui concerné les retraites et la sécu social, impôt sur les alloc’, augmentation frais d’hôpitaux). Il va prendre le parti des grévistes de façon active, il va créer sa propre maison d’édition « façon d’agir », où il va publier des ouvrages militants universitaires. Mais aussi de ses propres travaux « sur la télévision » notamment.

La sociologie de Bourdieu se veut à la fois critique et «  libératrice » parce qu’elle cherche à dévoiler les mécanismes de la domination, il définit la démarche sociologique comme une démarche scientifique qui a des répercussions politiques, lutter contre toute les formes de domination.

Critique dans un premier temps, libératrice dans un second temps.

 

Durkheim et Marx pour l’inspiration.

 

Pour espérer être scientifique la sociologie doit : rompre avec le sens commun et construire le fait social.

Pourquoi rompre avec le sens commun ? Parce que ses idées toutes faites sont des obstacles à la connaissance scientifique car il s’agit de fausses évidences et donc des obstacles à la connaissance scientifique. Renvoi à une idée de Durkheim « il faut interpréter le social par le social ».

 

Cette rupture avec le sens commun est nécessaire car ces explications, ces représentations du monde sont elles-mêmes des produits sociaux : fondement de la sociologie de Bourdieu.

 

Les différentes manières de voir le monde créent-elles des luttes sociales ? Si les individus ont de bonnes raisons de faire ce qu’ils font, la signification qu’ils donnent à leurs actions n’est pas fausse mais ces éléments de réponse sont toujours incomplets, car intervient  le déterminisme qui interprète leur discours.

L’Etat va imposer, diffuser, la bonne façon de penser.

 

Pourquoi écarter le sens commun, pourquoi construire l’objet ? Passe par forger des concepts nouveaux qui sont redéfinis sociologiquement parlant.

Le fait social est construit, conquis.

 

Quels sont les concepts clé ?
- Le capital : ensemble des ressources dont dispose l’individu, 3 formes (économique, culturel, social) :
                - Le capital économique ensemble des ressources financières (terres, biens…) mais aussi des revenus du travail, il s’obtient par la rente (épargne…), il provient aussi de l’activité, de l’exercice professionnel (honoraire, bénéfices…).
                - Le capital culturel : il s’agit de l’ensemble des qualifications intellectuelles, transmise par la famille ou produite par le système scolaire, il existe sous plusieurs aspects :
                               - état incorporé (comme disposition mentale durable et corporelle, aisance d’expression par exemple)
                               - état objectif (sous forme de biens culturel, dico par exemple) état institutionnalisé (diplômes).
                - Le capital social c’est l’ensemble des relations utile et qu’il mobilise au cours de sa carrière (piston). En fonction de son capital on n’aura pas les mêmes possibilités qu’un autre. Chacun peut acquérir du capital, mais la plupart du capital on en hérite, ceux qui parviennent à un niveau d’études supérieures sont ceux qui possédaient déjà du capital culturel.

- La notion de champ social : c’est les différents secteurs d’activité, espaces sociaux structurés (les différents agents occupent différentes positions qui sont déterminées par le volume et le capital qu’ils possèdent et qui pèse sur ce champ-là), conflictuels et autonome les uns des autres.

Chaque champ est doté d’enjeux, de règles de fonctionnement et donc d’individus doté d’habitus spécifique

- Habitus : lunettes à travers lesquelles nous nous représentons notre monde, système de disposition durable qui génèrent et organisent nos pratiques et nos représentations. L’habitus est une structure (logique) structurée (lié à une position sociale et définis par un certain volume de capital) et structurante (cette grammaire est génératrice de pratiques et de représentations, elle classe les gouts).

 

Structuralisme : variante du causalisme, il suffit qu’un élément du champ soit modifié pour que la structure soit modifiée et change les éléments.

Quand j’accède à une position supérieure, mes habitudes changent. Les gouts sont le produit de notre habitus. Certains habitus sont plus opérants que d’autres.

 

Dans « la reproduction » il va démontrer l’idée que l’école est une instrumentalisation cachée de domination, de reproduction sociale.

Par quels mécanismes les classes populaires sont peu à peu éliminées du système scolaire ? L’école est là pour sélectionner les gens, elle est une institution de racisme social.

Culture scolaire = culture de classe, celle de la classe dominante dont la culture est transformée en culture légitime et non en une culture neutre. Ce qu’on enseigne à l’école c’est le produit d’une sélection, programme scolaire = rapport de force social.

Pourquoi apprendre le latin et le grec, allemand ou espagnol? Parler allemand ne sert à rien…C’est une simple valorisation de la culture de la classe dominante au détriment de la culture majoritaire. Les héritiers sont surreprésentés dans les universités par rapport aux boursiers.

Ceux qui viennent de la classe populaire lorsqu’ils réussissent sont obligés de rejeter leur culture populaire.

« Le plafond de verre » film très bien (ou pas).

 

L’enseignement s’est démocratisé, la concurrence dans le champ scolaire a maintenu les écarts, apparition des inégalités de cursus. La sociologie reste une science des écarts.

Contrairement au sens commun, Bourdieu nous montre que l’école est la reproduction des privilèges culturels.

 

Dans « la distinction » : pratique culturelle, les gouts sont classés (il existe des pratiques nobles et des pratiques jugées moins noble (cinéma, photographie..) et classants (ces gouts sont aussi des dégoûts fonctionnant comme facteurs d’intégration, d’appartenance sociale). On adopte des stratégies différentes : conservation ou subversion.

Il faut identifier une logique sociale, les gouts ne sont pas des choix individuels mais sont des produits sociaux.
La classe dominante opte pour une stratégie de distinction qui va lui permettre de conserver sa position dominante, dès qu’une pratique culturelle se diffuse et qu’elle est reprise par tous elle n’est plus distinctive, donc la partie dominante trouve une autre pratique pour conserver sa position dominante.

Cependant, cette classe dominante est divisée en plusieurs fractions de classes.

Plus on a de capital économique au détriment du capital culturel = type hédoniste tout simplement parce que les produits sont chers.

La classe moyenne est très partagée.

Les classes populaires sont dépossédées, elles sont condamnées au choix du nécessaire.

On achète une valeur distinctive.

Bilan critique : Bourdieu sociologue, c’est une sociologie qui se veut critique et libératrice «  on me dit souvent que je culpabilise les enseignants, je pense que si c’est vrai il vaut mieux le savoir », appel à une prise de conscience, sociologie de la distinction. L’espace des pratiques correspond à l’espace des positions sociales.

La sociologie est la science des écarts et la place des pratiques, l’espace des positions sociales.

Il catégorise des individus et non plus des positions alors que les individus peuvent passer d’une position sociale à l’autre, par contre les écarts entre les positions se maintiennent, ce ne sont pas les gens qu’on catégorise mais les positions sociales (défini par des capitaux). Bourdieu a défini ces positions en fonction de capital économique, culturel et social c’est une forme de capital qu’on peut acquérir par soi-même. B. aurait pu traiter d’autres capitaux. Capital corps, guerrier, temps libre.

Tout dépend de la délimitation du champ, plutôt que distingué les pratique culturel, il faudrait s’occuper des modes de pratique (cinéma)

La culture populaire n’est pas l’ombre de la culture bourgeoise, elle a sa propre autonomie, sa propre logique, elle est peut-être indépendante et non le reflet des dominants. R. Hoggart La Culture du pauvre.

 

« Comment peut-on peut être sportif » (1980)

« Programme pour une sociologie du sport » (1987)

C.POCIELLO= « Espace des sports »

L.WACQUANT= « corps et âme » (2000)

 

Il faut procéder de la même manière pour les pratiques sportives que pour les pratiques culturelles.

Comprendre un sport c’est comprendre l’espace qu’il occupe dans l’espace des sports.

L’espace des sports se construit à partir de la distribution sociale des pratiquants et du type de rapport au corps qu’il suppose. (C’est ce que fait Pociello).

Plus on détient du capital économique et culturel plus on s’oriente vers des pratiques à dominante technologique et informationnelle (tennis, golf, voile, ski alpin).

Deuxième famille de sports : plus on détient de capital économique au détriment du capital culturel (patrons des commerces et de l’industrie) plus on s’oriente vers le choix de pratiques motorisées (ski nautique, 4x4, safari).

Plus capital culturel + et capital économique – (enseignant du supérieur, ingénieur) plus on s’oriente vers des pratiques à dominante écologique (marche, alpinisme, ski de fond, vtt, vol à voile).

Si capital économique moyen (cadre moyen, employé, techniciens, prof) avec + ou – de capital culturel, on s’oriente vers des pratiques à dominante énergétique (cyclisme sport collectifs moins cultivé, escalade et planche à voile pour les plus cultivés).

Les classes populaires vont privilégier des pratiques à dominante de force (boxe, sport de combat (sauf judo et aïkido) et athlétisme.

 

                                                                                                              VOL

 

 

 

KE-                                                                                                       KE+

 

 

 

KC+                                                                                                      KC-

 

 

 

 

 

Loïc Wacquant

 

Enquête de 3 ans : observation participante, rôle actif, avec des éléments de la théorie de Bourdieu.

 

La salle isole de la rue et joue le rôle de sanctuaire protecteur, le quartier est mal fréquenté, insécurité, tous les apprentis boxeurs ont été victimes d’agression à l’arme blanche ou revolvers, l’espérance de vie dans ce quartier est de 30 ans. DEE DEE, vieux coach de 70 ans.

Après avoir décrit le lieu il va s’attacher à décrire l’entrainement, très exigent, 90% quitte le gym après quelques mois, entrainement éprouvant où il acquiert un capital corps, il livre au bout de quelques semaines sont premier sparring.

Il doit convenir au triple plan de la technique, de la force et du style.

L’intensité de la violence est réglée par les relations entre les membres et par le coach (Dee Dee ne supporte pas la cogne), il ne supporte pas non plus le manque d’engagement. Il ne peut combattre contre le meilleur du gym.

Finalement Wacquant va montrer que la boxe est un sport individuel mais qui demande une intervention collective, le boxeur doit apprendre à entretenir son capital corps, faire attention à son poids de forme et son poids de combat. Cela suppose une gestion de corps, une vie modeste, des sacrifices alimentaires mais aussi sexuels : ne pas gaspiller vainement ses forces. Il s’agit de l’acquisition d’un habitus particulier à ce champ.

En fonction des situations on peut faire des expériences et disposer de plusieurs habitus.
Il serait donc possible de combiner les habitus.


 

Raymond Boudon (1934- )

- L’Inégalité des Chances (1973)

- Effets pervers et ordre social (1977)

- La logique du social (1979)

- La place du désordre (1984)

- « Individualisme méthodologique » IM

≠ Holisme (la société est première, considérée la société comme un tout)

Il valorise l’individu comme acteur social. Courant de l’individualisme méthodologique.

L’Inégalité des chances, il développe son courant de penser, il prend l’école pour illustrer d’autres idées sociologique,

Les trois autres ouvrages, il va déterminer son programme, définir son courant de pensée.

 

L’IM est le contre-pied du holisme, Bondon va démonter tous les présupposés holiste, il est anti-holisme, la société est le produit de l’agrégation des actions entre les individus, c’est parce que nous interagissons que la société se forme. La socio reste avant une tout une science des Hommes, il n’oublie pas cette dimension humaine (pas comme Bourdieu, place sociale, capital…) L’être humain reste la matière de toute société. Climat de l’individu comme climat de compréhension de la société. Actions interindividuelle. Le système social ne peut se comprendre qu’à partir des individus qui le composent. Il est plus proche de Weber et Simmel, même s’il partage avec Durkheim la même conception de la science. Il reste attaché à la démarche positiviste, on ne peut pas accepter tout et n’importe quoi. Il se situe en opposition de la théorie de la reproduction sociale de Bourdieu.

L’école accueille plus d’élèves et fourni plus de diplômer, mais n’est pas pour autant égale socialement.  Rappel de Bourdieu : l’école reproduisait les égalités, elle les transforme sociale, puis réussite scolaire. C’est en fait la culture de la classe. La reproduction par l’école est un leurre, ceux qui réussissent sont ceux qui ont hérités d’un bon capital culturel. L’école est inefficace à réduire les inégalités sociales (B et B sont d’accord là-dessus).

Pour Boudon l’école ne reproduit pas les inégalités sociales, plus ou moins inconsciemment mis en œuvre dans l’institution, car l’enseignement repose sur un principe finaliste difficilement observable. Le finalisme c’est considérer qu’un système social a un but naturel, intrinsèque. Tout se passe comme si la société était conçue pour évoluer dans ce sens. Pour Boudon le finalisme est insuffisant, car ne répond pas à : Qui a conçu le système pour qu’il atteigne ce but ? La science est la nouvelle religion. Boudon n’a pas reçu une éducation religieuse donc refuse ce type d’explication, il rejette le finalisme et le holisme. Il considère l’individu comme premier, et ils ont donc conçus les individus. Il rejette la théorie de la reproduction sociale par l’école de Bourdieu en raison du finalisme. Cher Bourdieu, l’école possède une finalité orientée vers la reproduction à l’identique vers la structure de classe précédente, on ne peut pas le prouver. Si la finalité du système est société, est la reproduction, on ne peut donc pas expliquer qu’elle évolue.

Boudon part des actions des individus, pour l’école et le reste de sa sociologie, chacun a intérêt à chercher à atteindre un niveau scolaire le plus élevé possible, du coup il résulte une forte demande du service éducatif, plus d’inscriptions… qui elle-même entraine une démocratisation de l’enseignement. Donc la forte demande et la démocratisation entraine une dévaluation des diplômes, il faut donc avoir plus, les jeunes sont donc surdiplômés. Donc faire des études de plus en plus longues est plus couteux pour les gens d’origines modestes, ce n’est pas illogique de trouver de moins en moins d’étudiants d’origines modestes en haut de l’institution scolaire. Tout cela produit un résultat inattendu et non souhaité par les individus eux-mêmes. Pour Bourdieu le système se reproduit, et pour Boudon  ce sont les actions individuelles qui produisent par effet d’agrégation un effet pervers (c’est la dévaluation des diplômes qui oblige à faire des études). Effet d’agrégation positif : association pour promouvoir des valeurs.

La place du désordre, il insiste sur son refus du déterminisme, l’individu choisit, et élabore des stratégies, il fait des choix rationnels chez Boudon.

-Le rejet de l’holisme et du finalisme. La société est le produit de l’action combiné des individus

-L’objectif de la socio est de comprendre les objets de l’action, il fut partir des individus, comprendre leur motivation, faire preuve d’empathie.

-Question de la rationalité de l’acteur, ce n’est pas la même que celle des économistes (l’individu choisi toujours la solution optimale), ceci est une fiction en sociologie, car l’acteur n’a pas toutes les cartes en main pour savoir ce qui est le mieux, sa rationalité est limitée et axiologique (elle est relative à des valeurs) l’acteur agit en fonction de valeurs. La rationalité limitée, l’individu ne suit pas toujours des objectifs classés, il ne dispose pas de toutes les informations pour choisir la solution optimale, mais celle qui lui paraissent satisfaisantes au moment où il doit prendre la décision. Il ne peut jamais obtenir le résultat optimal de ses choix car il est en concurrence avec d’autres individus qui font des choix, Les actions des individus s’entendent par la contrainte des actions des autres individus. Ex embouteillages. Il prend souvent des exemples de la théorie des jeux.

A partir de ces effets pervers il faut modéliser ces systèmes d’interaction de façon à pouvoir les interpréter, les individus se voient confier un rôle, mais dans la mesure où ils peuvent l’interpréter de façon différentes, ils jouissent d’une autonomie relative par rapport au système, l’individu n’est donc jamais complètement soumis à ce système, normes, règles.


 

Pierre Parlebas - Science de l’action motrice (SAM)

Lexique commenté en SAM (1981)

 

+ Marcel Mauss « les techniques du corps » (1936)

(SAM = Boudon + Mauss)

« Le dilemme du prisonnier »

B\A

Avouer

Ne pas avouer

Avouer

-12/ -12

-15/ 0

Ne pas avouer

0 / -15

-0,25 / 0,25

 

Chacun est tenté d’avouer pour obtenir la relaxe avec le risque de 12 ans de prison au lieu de 15 ans.

SAM : Modèle simplifié des systèmes d’interaction à laquelle les joueurs sont confrontés, interagit avec des partenaires, présence ou absence d’adversaire, interagit aussi avec l’environnement (standardisé ou incertain).

Cette notion d’interaction renvoi à la notion de communication parce que cette action motrice est orientée significativement par rapport à autrui,

Interaction claire avec les partenaires mais flou pour les adversaires, il faut être le plus opaque possible avec les adversaires (communication/ contre-communication)

Les feintes me servent à la fois à prendre l’adversaire en défaut mais aussi à masquer la communication avec mes partenaires (feinte de passe)

La conduite motrice est aussi orienté par rapport à un milieu, soit le milieu est stable, il est standardisé (terrain de foot), soit il est incertain (la mer) c’est quand le nature n’est pas aménagé pour l’activité. Mais il y a des cas limites, par exemple la piste de ski milieu standardisé car pistes damné et puis répétition possible, par contre le free ride milieu incertain car la neige est à l’état naturel et le tracé de la piste n’est pas dessiné, c’est au skieur de décodé sa propre trajectoire, cette notion de décodage est clé par rapport à ce critère I (incertain). Echange de signe posturaux ambigus et souvent truffé de pièges, il faut créer de l’incertitude chez l’adversaire et réduire l’incertitude avec ses partenaires, plus un joueur est compétant plus sa capacité de décodage est forte, autre faculté encodage, avoir une bonne lecture du jeu.

Mauss met l’accent sur le facteur culturel, il ne parle pas du corps mais de la manière de s’en servir.

Le coucher n’est pas naturel, chacun dort mais se couche différemment

Technique de conso : différent selon les cultures, certaines société ne font pas usage du couteau, boivent à la source, le fait de boire dans un verre est un apprentissage.

On fait l’amour différent selon les cultures, la façon de le faire est naturelle

Le sportif est un acteur rationnel, mais cette rationalité est limitée par le système d’interaction qui définit cette activité

1)      Ensemble vide : ni incertitude du milieu, absence d’adversaire et de partenaire : 100 mètres

2)      Incertitude absence d’adversaire et partenaire : repose essentiellement sur le décodage du milieu : ski free ride, spéléo, parachutisme

3)      Adversaire présent mais pas de partenaire et milieu stable : duel 1 contre 1 (tennis en simple, boxe, course auto)

4)      Partenaire et absence des deux autres : stricte coopération, milieu standardisé (la danse sur glace)

5)      Partenaire et adversaire en milieu standardisé (tennis en double, foot, basket)

6)      Incertitude et adversaire, pas de partenaire : (course en forêt, cross)

7)      Incertitude et partenaire, pas d’adversaire : (alpinisme)

8)      IPA : (pékin express)

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